MONDES VIRTUELS - INFORMATIQUE - 3D
Bill
Gates, self made man qui fascine et exaspère
Jeanine et Maurice: un "oui" très "cyber"
La
réalité virtuelle révolutionne la conception des bâtiments
La navette Endeavour rapporte la Terre en 3-D dans ses soutes
L'abécédaire
du bogue
E-commerce : les “cartes de crédit virtuelles” ont-elles un avenir ?
oeuvres d'art en vente sur le web
De Newton à Cezanne....
Le dixième cercle, de Guy Thuillier
Le groupe finlandais de télécommunications Nokia lance le "réseau familial"
Séminaire sur la cyber-criminalité à Salon de Provence
Une FIAC sans frontières s'installe porte de Versailles
Lascaux II: visite virtuelle d'une grotte sur cédérom
Visite virtuelle de la maison du 21e siècle par Véronique KISS

Bill Gates,
self made man qui fascine et exaspère
WASHINGTON, 7 juin (AFP) - William Henry Gates III, fondateur et figure emblématique du géant des logiciels Microsoft, a bâti une fortune colossale en faisant de ses logiciels un sésame incontournable dans le monde de la micro-informatique.
Personnage fascinant ou exaspérant, Bill Gates, 44 ans, a pris du recul en janvier pour passer la main à son second Steve Ballmer et s'auto-proclamer "grand architecte en logiciels", un moyen de se projeter dans l'avenir.
L'histoire de cet homme de technique et de marketing se confond avec celle de Microsoft, qu'il a co-fondé en 1975. Loué pour ses innovations, il exaspère aussi par une faim monopolistique qui lui a valu ce procès antitrust historique, plaçant hors la loi les pratiques du fleuron de la haute technologie américaine et mondiale.
Bill Gates, issu d'une famille bourgeoise de Seattle (ouest), a créé Microsoft à 19 ans, avec son compère Paul Allen, quittant l'université d'Harvard en cours de route. Il est le concepteur du système d'exploitation (DOS) pour micro-ordinateurs, vendu à IBM en 1980.
Six ans plus tard, sa société est introduite en bourse et il devient vite, à 31 ans, le plus jeune milliardaire du monde industriel.
Au gré des cours de l'action en bourse, sa fortune qui frôlait les 90 milliards de dollars en janvier est tombée sous la barre des 50 milliards alors que l'action a glissé des sommets de plus 110 dollars à moins de 70 dollars ces jours-ci.
Doué et visionnaire, hyperactif et autoritaire, ce scorpion, ascendant cancer, déploie une exigence sans limite. "Microsoft n'est pas un métier, c'est un mode de vie", témoigne un des dirigeants du groupe. Ses employés ont accepté des baisses de salaire quand c'était nécessaire et des rythmes de travail allant jusqu'à 80 heures par semaine.
Bill Gates a choisi sa femme au sein du "campus" de Microsoft, épousant en 1994 Melinda French, directrice de marketing, de dix ans sa cadette. Il a deux enfants, Jennifer, née en 1996 et Rory John, né l'année dernière, à qui il ne veut pas léguer toute sa fortune.
En 1985, Microsoft conçoit Windows, le logiciel d'exploitation qui va détrôner l'inventif outil de son concurrent de toujours Apple et écraser le marché, équipant aujourd'hui neuf ordinateurs sur dix vendus dans le monde.
On reproche à Microsoft ses méthodes de prédateur. Apple l'accusera de copier ses brevets. A plusieurs reprises, l'insolent patron a maille à partir avec les autorités antitrust pour pratiques commerciales déloyales.
Prenant en marche le train de l'internet, Bill Gates y gagne le wagon de tête en lançant Windows 98 auquel il intègre totalement, au nom de l'innovation, les outils de navigation sur le net. Mais c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et débouche sur le procès antitrust achevé par le jugement de mercredi..
Jeanine et Maurice: un "oui" très "cyber"
ALENCON (France), 10 juin (AFP) - Une sexuagénaire et un septuagénaire, Jeanine Cloquell, 62 ans, et Maurice Barré, 72 ans, se sont dit un "oui" très "cyber" à la mairie d'Alençon, dans le nord-ouest de la France, première commune française, selon la mairie, à proposer aux futurs époux une restransmission en direct de leur cérémonie nuptiale sur l'internet.
Très médiatique, la cérémonie a été ouverte par le maire de la ville, Alain Lambert, qui a prévenu la vingtaine de proches et membres de la famille des "jeunes époux" que le mariage était cyberfilmé.
Une caméra amovible, fixée sur un mat, a immortalisé la scène, filmant le public et le maire sur leur profil droit. Elle sera désormais présente dans la salle des mariages, dès que les mariés auront donné leur accord express par écrit.
Sur le plan juridique, "on est dans le flou", a expliqué le directeur de la communication de la mairie, Christian Taillebois. La mairie demande donc un accord écrit aux futurs époux lors du dépôt du dossier et les encourage à prévenir leurs invités.
Le site (www.ville-alencon.fr) était saturé samedi et le lien vers le mariage quasiment inacessible durant toute la journée. "Nous avons été victimes de notre succès", a reconnu Christian Taillebois. "Au début, c'était un clin d'oeil aux administrés. On pensait surtout à une tante ou une mamie malade qui pourrait assister" au mariage virtuel.
La mairie, qui entend poursuivre l'opération, a décidé de développer rapidement les capacités du site. Une autre cérémonie a été cyberfilmée dans l'après-midi. Un lien permet également d'envoyer des "voeux virtuels de bonheur" par e-mail.
ib/jls t
La
réalité virtuelle révolutionne la conception des bâtiments
CHAMPS-SUR-MARNE, 21 fév (AFP) - La réalité virtuelle va révolutionner le travail des architectes: non seulement elle sait représenter en 3D un futur bâtiment mais peut même prévoir son ambiance intérieure, en simulant le fond sonore, la répartition de la lumière ou la circulation de la chaleur.
Le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), l'un des meilleurs centres européens de recherche dans la construction, consacre maintenant 25% de ses travaux à la simulation, a expliqué à l'AFP Jacques Rilling, directeur de la recherche et du développement du CSTB.
"Nous pouvons simuler très finement la réalité, avec des images d'une qualité photographique, par exemple pour visualiser l'éclairage des ponts de Paris avant les festivités de l'an 2000", a expliqué M. Rilling.
"Notre seule limite est la technologie des écrans, qui ne sont pas assez lumineux. Par exemple ils ne savent pas éblouir, comme le soleil dans une pièce".
Autre innovation majeure, la simulation acoustique. "Avec quelques hauts-parleurs, nous pouvons reproduire une perception acoustique qui tient compte de l'effet d'oreille -- par sa forme, l'oreille humaine sait situer l'origine d'un son -- d'où un relief sonore très proche de la réalité, y compris en reproduisant l'impact de l'environnement extérieur du bâtiment".
La CSTB a conçu un fauteuil muni de deux hauts parleurs qui restitue l'ambiance d'une pièce, avec un réalisme très supérieur au cinéma.
L'ambiance sonore et lumineuse fournit une réalité virtuelle dite "augmentée", c'est-à-dire très au-delà d'une simple maquette en trois dimensions.
"Pour une visite virtuelle de votre future maison, nous devons vous faire voir, entendre et si possible +sentir+ l'endroit. Cette simulation favorisera la discussion entre l'architecte et son client, ou entre plusieurs architectes", a jugé M. Rilling.
"laboratoire virtuel"
Reste encore le toucher et l'odorat: le CSTB réfléchit à restituer la sensation de différents matériaux, avec peut-être un "retour tactile", ou encore à reproduire les odeurs d'une habitation.
Ces outils de simulation peuvent être à double tranchant. Ainsi plus question des jolis dessins ensoleillés que les promoteurs présentent à leurs clients: la réalité virtuelle pourra représenter l'appartement par tous les temps, avec la luminosité de chaque pièce.
Cette fidélité à la réalité effraie certains industriels. Ainsi des fabricants d'écrans acoustiques ont renoncé à cette technique, capable de simuler l'ambiance sonore de logements en bordure d'autoroute avant et après la pose des écrans. "Cette simulation est autrement plus parlante qu'un niveau de décibels écrit sur un dépliant", a lancé M. Rilling.
Mais si une simulation honnête peut révolutionner les enquêtes publiques, elle peut aussi se transformer en un formidable outil de manipulation, a averti le responsable du CSTB.
Le CSTB sait enfin calculer la répartition de la chaleur dans un bâtiment, ou encore simuler la progression d'un incendie, fumée comprise.
On peut ainsi tester un système de gestion centralisée d'un bâtiment quand les conditions extérieures varient: une vague de froid doit entraîner une remontée du chauffage, mais sans excès, etc.
Ce "laboratoire virtuel", en passe de devenir une activité majeure au CSTB, permet aussi d'évaluer des objets trop grands pour un laboratoire classique, comme les cloisons grands formats des salles de cinéma: à partir des mesures sur une petite portion de cloison, la réalité virtuelle simule sa résistance au feu et bientôt saura calculer ses propriétés acoustiques.
La navette Endeavour rapporte la Terre en 3-D dans ses soutes
CAP CANAVERAL (Etats-Unis), 23 fév (AFP) - La navette Endeavour a achevé avec succès sa mission de mesures radar qui va permettre de produire, pour les besoins des militaires américains mais aussi des scientifiques, la carte en trois dimensions de la surface terrestre la plus précise jamais réalisée.
Après un long périple de onze jours et 7,5 millions de km parcourus autour de la Terre, Endeavour est revenue se poser mardi soir au centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral (Floride).
Durant 222 heures sur une orbite de 233 km d'altitude, Endeavour a pris des vues stéréoscopiques du relief de notre planète à l'aide de deux puissants radars, l'un dans la soute, l'autre fixé au bout d'un mât télescopique de 60 mètres de long.
Ces mesures ont permis de couvrir quelque 123 millions de km2, soit une large bande comprise entre 60 degrés de latitude nord et 56 degrés de latitude sud, du Groënland au Cap Horn. Cela représente environ 80% de la surface des terres émergées et 95% des zones peuplées de notre planète.
Grâce à cette technologie de l'interférométrie radar qui consiste à croiser deux faisceaux radar de façon à obtenir une image "en stéréo" en un seul passage, les scientifiques vont pouvoir produire une carte tri-dimensionnelle de la surface terrestre, entièrement numérisée et donc transposable sur ordinateur.
Il leur faudra encore environ 18 mois pour traiter les quelque 300 cassettes d'enregistrement haute densité que rapporte Endeavour, soit environ mille milliards de mesures (l'équivalent de 15.000 disques compacts).
Avec une définition horizontale inégalée de 30 mètres et une précision verticale de six mètres, ce sera la carte la plus détaillée et précise de la surface terrestre.
Curieusement, une telle carte n'existait pas. "Nous disposons de meilleurs cartes en trois dimensions de Vénus ou de Mars que de notre planète", avait expliqué avant le lancement, Kevin Kregel.
Mais sa publication restera étroitement contrôlée par le Pentagone. En effet, ce relevé topographique radar a été effectué pour les besoins premiers de l'Agence d'imagerie et de cartographie (NIMA), qui dépend du département de la Défense, en partenariat avec la NASA. La NIMA a d'ailleurs contribué à hauteur de 200 millions de dollars à cette mission d'un coût de 364 millions.
Cette mission "va nous garantir un avantage décisif sur le plan de l'information au 21ème siècle", a souligné Thomas Hennig, responsable du projet à la NIMA.
Pour les militaires, les applications seront nombreuses: simulateurs de vol, planification logistique, gestion du trafic aérien, systèmes de guidage d'armement (missiles de croisière), opérations tactiques ou encore pénétration aérienne en territoire ennemi à basse altitude.
Cette carte à haute définition ne sera pas accessible aux scientifiques, sauf à certaines conditions fixées par le Pentagone, et ceux-ci devront donc se contenter d'une version publique moins élaborée, dotée seulement d'une définition de 90 mètres.
Sur le plan civil, les retombées d'un tel outil sont pourtant considérables: observation des failles sismiques, modélisation des flots de lave volcanique, évaluation des risques de glissements de terrain ou d'inondations, ingénierie civile, planification urbaine, trafic aérien ou encore réseau de téléphonie cellulaire.
PARIS, 29 déc (AFP) - Le bogue, c'est le
risque que les équipements électroniques aient des problèmes de
fonctionnement au moment du basculement en 2000 parce que les systèmes anciens
n'ont pas été conçus pour exécuter correctement des instructions codées
avec des dates commençant par 2 et 0.
A J-2, voici un dernier tour d'horizon, d'après
des informations transmises notamment par le Centre national d'information sur
l'an 2000.
Dans les entreprises, les systèmes d'accès
sont pilotés par des ordinateurs et fonctionnent souvent avec badges. Une
lecture incorrecte de la date peut bloquer ou ouvrir portes et ascenseurs.
ALLOCATIONS - PENSIONS
La plupart des organismes gérant les
prestations sociales ont pris leurs précautions. Mais le risque de retard de
versements subsiste. A l'inverse, il est possible que certains organismes
anticipent le versement de prestations prévues début janvier, pour éviter
tout problème.
APPAREILS MEDICAUX
Pour scanners, radiologie, échographie...,
des dispositions ont été prises pour assurer la sécurité des patients
(remplacement des appareils ou mise à niveau). En cas de port ou d'utilisation
régulière d'appareils électroniques, par précaution, consultez votre médecin.
APPAREILS ELECTROMENAGERS
. Très peu touchés par le bogue. Même avec
une date et une heure erronées, ils fonctionneront normalement.
. Les appareils "programmables"
(machines à laver, fours, cafetières...) n'utilisent que des minuteries et
sont à l'abri, tout comme les appareils "non-programmables" (réfrigérateurs,
congélateurs...).
En règle générale, les dates
n'interviennent pas. Toutefois, un arrêt est possible si l'ascenseur est géré
par un système centralisé (grandes tours ou bureaux). Cette panne n'est pas
dangereuse, assurent les professionnels. Certains ascenseurs vont être mis à
l'arrêt pendant la période critique. Le risque principal, ce sont les pannes
de courant.
. La plupart des compagnies travaillent
depuis deux ans sur le bogue et ont mobilisé des armées d'informaticiens. Peu
de vols cette nuit-là, faute de clientèle, affirment les compagnies.
. Le matériel utilisé pour le contrôle aérien
et l'informatique embarquée ont été vérifiés. Il pourrait demeurer des
zones d'ombre sur l'interconnexion des systèmes de contrôles aériens
internationaux.
. "Tous les avions immatriculés en
France pour réaliser du transport public ont passé les tests avec succès",
souligne le Centre national d'information sur l'an 2000.
. Selon la Direction générale de l'aviation
civile, aucun avion ne décollera s'il y a le moindre doute.
. Dans les aéroports français, tout a été
contrôlé. Les autorités n'attendent pas des problèmes sur les vols eux-mêmes,
mais plutôt des incidents périphériques, comme le tri des bagages.
Elles ont dû prendre en compte très tôt
des dates postérieures au 31/12/99, dans leurs calculs de crédit par exemple.
Elles se sont rodées en préparant le passage à l'euro l'an dernier, qui les a
souvent amenées à corriger leurs systèmes. Pour gérer les dernières opérations
de l'année, leurs agences seront fermées à la clientèle le 31 décembre.
L'informatique de gestion est particulièrement
exposée. Les fichiers de paie ou de comptabilité des entreprises sont truffés
de dates.
CAMERAS, CAMESCOPES...
Ils n'utilisent généralement des dates que
pour l'affichage. Une date erronée ne doit normalement pas influer sur leur
comportement.
CARTES DE CREDIT
Les retraits d'argent dans les distributeurs
seront possibles durant le réveillon, assurent les banquiers. En revanche, 10%
des terminaux de paiements électroniques chez les commerçants ne passeront pas
le cap. Inutile toutefois de constituer des réserves de billets, disent les
banques: un chéquier suffira.
En cas de ruée sur le cash, les banques ont
prévu de réalimenter régulièrement les billetteries ce week-end.
En principe, pas de date. Si l'installation
est importante, s'il existe un dispositif de surveillance à distance des équipements
ou une télécommande utilisant des dates, une vérification est nécessaire.
75% du marché des stimulateurs cardiaques et
95% du marché des défibrillateurs implantables ont été contrôlés.
"Ces produits ne font pas appel à une gestion de date", rappelle le
Centre.
L'acheminement et le recyclage faisant appel
à une chaîne de 8.000 sous-traitants, les contrôles sont complexes. En ligne
de mire: les stations d'épuration fortement informatisées.
EDF et GDF ont réalisé d'importants travaux
d'adaptation. "Il est donc peu probable que des incidents graves puissent
survenir", selon le Centre. Reste le risque de coupures momentanées.
Par prudence, tenez vos dossiers (factures,
relevés bancaires...) à jour pour vérifier les opérations de cette période
charnière.
. Les hôpitaux se préparent depuis
plusieurs années. Selon le gouvernement, le risque de bogue est réel mais
"maîtrisable". Il concerne les infrastructures techniques (électricité,
télécommunications, eau, chauffage) et les matériels médicaux.
. Les établissements de soin ont été incités
à limiter leurs activités pendant la période critique et à différer les
interventions chirurgicales non urgentes. Les effectifs seront renforcés
d'environ 20% pendant cette période.
L'internet utilise les réseaux
informatiques, des routeurs et des équipements de télécommunications vulnérables
au bogue. Les serveurs et les systèmes de messagerie électroniques le sont également.
Il faut vérifier avec le fournisseur d'accès si les serveurs sont conformes.
Normalement, les dispositifs simples comme
les digicodes, les interphones, sont à l'abri. Toutefois, la sécurité des accès
peut être assurée par un ou plusieurs systèmes électroniques. S'ils obéissent
à un système de gestion centralisé à distance, ils doivent être vérifiés.
. S'il n'affiche pas l'année ou si l'année
est affichée avec 4 chiffres, pas de problème.
. S'il affiche une année à 2 chiffres, sa
compatibilité an 2000 doit être vérifiée. Le mode lecture fonctionnera, mais
vous risquez des difficultés pour l'enregistrement.
. Pour vérifier: réglez la date et l'heure
au 31/12/99 à 23H58; éteignez-le; attendez deux minutes pour vous assurer que
la date qui s'affiche est bien le 01/01/2000 à 00H00.
MATERIEL DE JARDIN
Tondeuses, matériel électrique ou de
piscine, taille-haie, appareils de chauffage de serre ne sont pas menacés. Se
renseigner pour l'arrosage programmé.
Obligation est faite aux grossistes de
disposer d'un stock minimal d'approvisionnement pour deux semaines, de quoi
suffire aux pharmacies.
Les dates n'interviennent généralement pas.
Des vérifications ont toutefois été faites. Aucune interruption du trafic
n'est prévue à Paris et à Lille. A Lyon et à Marseille, le métro s'arrêtera
quelques minutes avant minuit, puis reprendra quelques minutes après, jusqu'à
01h30.
MICRO-ORDINATEURS
. Selon la Direction générale de la
consommation, 60% de ceux vendus en grande distribution risquent un problème.
La plupart des fournisseurs se sont engagés à prendre les mesures de
correction nécessaires (patch gratuit de réparation de certains logiciels, par
exemple).
. Mac: on peut arriver jusqu'à l'année
29.940 pour les plus récents. Des ennuis sont possibles avec les logiciels
installés et les fichiers. Un test est recommandé.
. PC: la plupart des systèmes récents gèrent
le passage en 2000. Les constructeurs et les fournisseurs de logiciels ont mis
sur l'internet des listes d'application pouvant poser problèmes.
. Pour les systèmes les plus anciens, les
dysfonctionnements peuvent aller jusqu'à l'interruption du système et la perte
des fichiers.
ORGANISEURS DE POCHE
Pour ceux avec agenda, la date doit être
corrigée manuellement.
LA POSTE
Fermeture le 31 décembre, mais distribution
et collecte du courrier assurées.
Ils peuvent en cas d'incidents dévier de
leurs orbites ou ne plus assumer leur fonction correctement. Mais ils ne
tomberont pas.
SECURITE SOCIALE
Risques multiples: remboursements de soins,
indemnités journalières, échange via la carte Vitale. Mais la Sécu s'estime
prête.
En cas de dysfonctionnement, les dispositions
habituelles seront appliquées: exemple, les feux rouges passeront à l'orange
clignotant.
SYSTEMES D'ALARMES
Peu de risque, car souvent, ces systèmes ne
mémorisent que le jour et le mois. S'ils affichent l'année, contactez votre
société d'entretien ou l'installateur.
Il faut modifier manuellement leurs dates. Se
reporter au guide d'utilisation. Malgré tout, les risques de dysfonctionnement
ne peuvent être écartés.
La notion de date ne joue pas. Mais la
saturation des réseaux est probable à minuit.
Elle fonctionnera normalement, sauf défaillance
des émetteurs ou des relais.
Selon la SNCF, les contrôles n'ont pas révélé
de problème. Toutefois, pour répondre, dit-elle, à "l'inquiétude de
certains voyageurs", elle interrompra son trafic de 23H55 à 0H15. Les
trains de grande ligne stationneront alors dans des gares. Les trains en
Ile-de-France et le réseau TER seront modifiés de façon à éviter toute
circulation au moment critique (avance ou retard des départs, limitation de
parcours).
Ventilation, éclairage, alerte incendie...
fonctionnent grâce à une gestion centralisée contenant des horloges internes.
Ces systèmes ont été vérifiés avec des tests dans les tunnels de plus de
1000 mètres. Des patrouilles seront effectuées pendant le réveillon. Le
tunnel sous la Manche sera fermé de 22H00 à 07H00.
URGENCE (SERVICE D')
Aucun risque de paralysie, selon le
gouvernement.
On s'attend à une recrudescence des actes de
malveillance informatique et donc à plus de virus. Les micro-ordinateurs en réseau
ou raccordés à l'internet sont exposés. Ne pas ouvrir un message de nature ou
d'origine anormale. Certaines entreprises suggèrent même de déconnecter le
web.
Pas de risques, selon les constructeurs. Néanmoins,
si votre voiture est équipée d'un ordinateur de bord, mieux vaut les
interroger.

E-commerce : les “cartes de crédit virtuelles” ont-elles un avenir ?
Le groupe américain Citibank vient de lancer auprès de ses clients ce qu'il appelle une « carte bancaire virtuelle ». Baptisé ClickCredit, ce nouveau produit est, en fait, une réserve d'argent complètement déconnectée du compte courant et donc des cartes de crédit traditionnelles. Elle se destine exclusivement aux transactions effectuées en ligne, par l'internet ou par téléphone.
Ce nouveau mode de paiement devrait être réservé à environ 10 millions de clients de la Citibank (sur un total de 40 millions), triés sur le volet en fonction de leur pouvoir d'achat.
En juillet dernier, la start-up Trintech, spécialisée dans les solutions pour commerce électronique, a lancé son ezCard. La société n'étant pas une banque, pour se procurer ce produit, il faut le demander auprès d'établissements de crédit ayant accepté cette technologie.
Après l'ezCard et le K-Wallet, avant une sécurité “hardware” ?
Ensuite, la carte s'installe sous forme logicielle sur son PC. Lors des achats, il suffit, d'après Trintech, de Glisser-Déposer l'icône de sa carte sur le formulaire du vendeur. Un mot de passe est réclamé lors de chaque transaction, le transfert des données s'effectue grâce au protocole de sécurité SSL, le standard le plus répandu sur le marché. À première vue, cette solution - dont le nom des banques partenaires n'est pas précisé - semble identique au concept du français Kleline avec son K-Wallet.
Pour les banques françaises et européennes, l'avenir du e-commerce passe plutôt par une sécurité hardware que software. La carte à puce - très développée en Europe, mais inexistante dans le système bancaire américain - en sera la pierre angulaire. La société Cyber-Comm, une SA regoupant comme actionnaires ou partenaires les plus grandes enseignes de la banque française ainsi que Visa, Mastercard et American Express, prépare un système de paiement électronique “en dur” par lequel l'internaute validera ses achats en tapant le code à 4 chiffres de sa carte bancaire. Des lecteurs individuels de cartes à puces serviront d'interface entre l'internaute et le PC.
par Gaëlle Vacher [ZDNet France]
oeuvres d'art en vente sur le web
Acheter un tableau en ligne ? C'est le pari a priori fou que propose Myrna Nickelsen, en créant Next Monet, une galerie d'art vendant exclusivement sur le
web.
Next Monet a pour ambition de « non seulement convaincre les amateurs d'art d'acheter par internet mais surtout de séduire les gens qui n'y ont jamais goûté ». Myrna Nickelsen a ainsi confié au magazine Fortune son ambition : « Le site va enfanter 1 million de nouveaux acheteurs en trois ans. »
Le site ne répond pas aux attentes de ceux qui souhaitent visualiser la taille réelle, percevoir le relief, sentir la matière et s'émouvoir devant un tableau. Myrna, elle, est persuadée qu'« On peut être touché par une image sur internet. » Par ailleurs, l'équipe de Next Monet se fera un plaisir d'aiguiller vos goûts artistiques, a priori efficacement puisque la plupart des conseillers possèdent un diplôme dans ce domaine.
La société ponctionne chaque vente selon le statut de l'artiste. Si ce dernier est engagé avec une galerie (c'est le cas de 70 % d'entre eux), Next Monet ne récupère “que” 25 % du prix de vente de l'œuvre, soit la moitié de ce que prend la galerie. Si l'artiste a directement exposé ses œuvres sur le site, il devra alors reverser 50 % du prix de la transaction à son hôte.
Aujourd'hui, 350 artistes et 80 galeries vendent exclusivement sur Next Monet, ce qui représente au total 4 000 peintures, photos et sculptures. La gamme des prix s'étend de 500 à 10 000 dollars (de 3 000 à plus 60 000 francs). Petit avantage : si l'œuvre ne vous plaît pas, vous pouvez la retourner contre remboursement intégral, les frais de port étant à la charge de Next Monet.
par Laure Noualhat [ZDNet France]

De Newton à Cezanne....
Attention une pomme peut en cacher une autre !
Dans le cadre du 1er Forum, art et science, " Le virtuel ou la conscience de l artificiel "
(http://www.ikb.vsnet.ch ) consacré à Frank Popper, à l initiative de l I.K.B ( Institut Universitaire Kurt Bösch) et de l E.P.A.C ( Ecole Professionnelle des Arts Contemporains de Sion) avec la collaboration du Département Informatique de l Ecole Polytechnique de Lausanne, et le sponsoring du quotidien " Le Temps ",
l artiste du Net, Fred Forest, qui vient de réaliser à l Espace Pierre Cardin à Paris une installation multimedia interactive avec Internet, crée un site interactif entièrement dédié à la pomme...
http://www.fredforest.worldnet.net/pomme/
en ligne à partir du Jeud 7 octobre
VENEZ CUEILLIR DES POMMES AVEC NOUS !
institut@ikb.ch
Le dixième cercle, de Guy Thuillier
Tandis qu'à Paris, en 2099, s'organisent les élections présidentielles, Arthur,jeune biocybernéticien, se jette d'un monde à un autre au sein d'une virtualité déroutante. Il est, tour à tour, marchand, géographe, esclave, voleur, mendiant, maréchal-ferrant, croyant, exalté, dévot, sceptique, hérétique, rebelle. Il connaît la splendeur comme la misère, la luxure comme l'abstinence, la vigueur comme la maladie, la vénération comme le mépris.
Ce que le lecteur est ici invité à éprouver, ce n'est pas seulement la surprise mais la difficulté, voire l'impossibilité, de venir à bout de la surprise en recourant aux opinions communément admises. Guy Thuillier nous lance un défi et nous attendons qu'il le relève. Sur les traces d'Arthur, nous subissons des sièges épuisants, réchappons de justesse aux massacres et découvrons d'indicibles extases. D'un cercle à un autre, nous comprenons mieux cet entre-deux dans lequel il semble sombrer. Le quotidien qui n'en est plus un, mélange d'hallucinations et de pressentiments
Où se situe donc le réel? Nous assistons ainsi à la naissance d'un Empire comme à son effondrement, nous transfigurons les siècles. Et, finalement, nous retrouvons toujours les symptômes de l'humanité: l'émergence d'une nouvelle foi doublée de constructions gigantesques et "l'essaimage des ordres et des confréries, puis les réfutations, les doutes et les schismes, la ruine et la profanation, la dispersion et la solitude". La clef, de l'ensemble de ces réalités virtuelles, n'est autre que le monde de Dunyah.
La vraisemblance ainsi mise en branle se trouve restituée. L'effet de non-sens devient un magistral effet de sens. Le récit se déploie dans le temps d'un désarroi mais aussi dans celui d'un jeu entre l'auteur, le texte et le lecteur. Le résultat est une étonnante quête de la vérité. Nous plongeons avec Arthur dans un univers où illusion et réalité sont indissociables: le lieu même de la science-fiction. Une magnifique initiation!
Sonia Bressler
Guy Thuillier, Le dixième cercle, J'ai lu, 1999, 250 p.
Le groupe finlandais de télécommunications Nokia lance le "réseau familial"
HELSINKI, 8 oct (AFP) - Le groupe finlandais de télécommunications Nokia (Paris: 5838.PA - actualité) a présenté vendredi un nouveau service qui relie les différents membres d'une famille en intégrant tous leurs moyens de communication, téléphones mobiles, fixe et connection internet.
Séminaire sur la cyber-criminalité à Salon de Provence
PARIS, 17 sept (AFP) - Un séminaire sur la "criminalité et les nouvelles technologies de l'information" sera organisé, à partir du 20 septembre pour quatre jours à Salon de Provence (Bouches-du Rhône), apprend-on vendredi au ministère de
l'Intèrieur.
Cette réunion, organisée par le service de coopération technique international de police
(SCTIP), portera sur les moyens de contrer les agressions tant au plan législatif que technique.
De nombreux experts publics et privés venus de l'Union européenne, d'Europe centrale et orientale et du Moyen Orient sont attendus pendant les quatre jours de travaux.
Ce séminaire accueillera une centaine de personnes dont des représentants des 15 pays européens. Un point de presse est prévu le 24 septembre.

Une FIAC sans frontières s'installe porte de Versailles
Le Monde, lundi 13 septembre
La FIAC (Foire internationale d'art moderne et contemporain en Europe) quitte le quai Branly pour s'installer, porte de Versailles, sur un site enfin adapté à l'organisation d'une manifestation commerciale. Elle profite de ces nouveaux locaux pour créer un cyberespace, organiser des débats et agrandir sa surface d'exposition. Mais, plutôt qu'à convier de nouvelles têtes, ce gain servira à installer un secteur dévolu à la photographie, un autre à l'estampe et à réserver une place à la sculpture monumentale. L'AMÉRIQUE LATINE est à l'honneur de cette édition, avec trente galeries représentées.
L'OUVERTURE de la FIAC coïncide avec une série d'événements dans la capitale, dont Art Paris, autre foire d'art contemporain, organisée au Carrousel du Louvre par des découvreurs, sans grands moyens parfois, mais aux expositions toujours passionnantes.
Harry Bellet
A un jet de pierre des locaux de la Délégation générale pour l'armement (DGA) est échoué un petit sous-marin. Même pas jaune. Tout gris, avec un texte inquiétant, peint en rouge et en alphabet cyrillique sur le kiosque. S'il est russe, pas de soucis à se faire : les soudures approximatives de la coque ne
suDpporteraient pas une immersion. En fait, il est belge. C'est une oeuvre de Panamarenko, prêtée par la Fondation Cartier, qui, depuis 1997, soutient financièrement certaines des jeunes galeries qui exposent à la Foire internationale d'art contemporain (FIAC). Et oui, elle est arrivée là. Depuis vingt-six ans, la FIAC dérive vers l'Ouest. Inaugurée en 1974 à la Bastille, elle a glissé vers le Grand Palais en 1976 puis vers le quai Branly en 1994 pour s'installer porte de Versailles cette année. Les taquins la verraient bien continuer plus loin : un canular circulait naguère, au moment du rachat de son organisateur, l'OIP, par une société britannique, annonçant son exil outre-Manche.
Le nouveau site a de grandes qualités : d'abord, les accros de l'automobile pourront s'y garer, exercice impossible quai Branly. Ensuite, contrairement aux tentes d'antan, les locaux sont parfaitement adaptés à l'organisation d'une manifestation commerciale. Salon du livre, ou de l'agriculture. La société qui les gère n'est d'ailleurs pas mécontente de voir débarquer les ténors du monde de l'art. Et les galeristes présents sont pour leur part heureusement surpris de leurs nouvelles conditions de travail comme de l'efficacité des équipes de montage : à trois jours de l'ouverture, les locaux vides, immenses plateaux de plus de 18 000 mètres carrés, ont commencé à s'animer, grouillant de grues et de chariots élévateurs. A peine posés, les linteaux des stands recevaient déjà une couche de peinture grise, destinée à les rendre proprets, sinon pimpants.
Au milieu du chantier, émergeant d'un réseau d'entretoises de bois fraîchement scié, se dresse un grand mur métallique semé de grosses boules chromées : c'est une fontaine conçue par l'artiste Pol Bury pour la galerie Louis-Carré. Son directeur, Patrick Bongers, les pieds sur les lambourdes d'un plancher encore virtuel, en surveille la mise en eau. Elle contient trois mille litres : « C'est la pièce majeure de mon stand, entièrement consacré aux dernières sculptures de Pol Bury. Cette installation n'aurait jamais été possible quai Branly. Il n'y avait pas l'eau courante, ni de système de vidange. Ici, j'ai tout ce qu'il me faut et, avec un tel matériel, ce serait dommage de se contenter d'accrocher des tableaux. »
CAFÉ DES ARTS La FIAC a profité de ce nouveau jouet pour multiplier les initiatives. Certaines la font basculer vers le modernisme le plus débridé, comme ce Cyberespace où la Délégation aux arts plastiques (DAP) du ministère de la culture, Apple et AOL, société de services en ligne Internet, se sont regroupés dans un local conçu par la jeune designer Matali Crasset. On y pourra consulter divers CD-ROM et sites consacrés à l'art contemporain ou pensés par les artistes eux-mêmes, ou assister à des tables rondes sur l'Internet et l'art contemporain. Pour ceux qui préfèrent rester chez eux, le site VernissageTV (canalweb.net/vers/tvernissage.asp/) retransmet la FIAC en direct grâce à des caméras et à un studio de télévision où officient le critique d'art Philippe Piguet et la journaliste Véronique Hillereau. Qui aime les rencontres moins virtuelles ira au Café des arts, le dernier endroit où l'on cause. Des débats y sont prévus, sur l'art et l'éducation, le marché de l'art ou encore le très attendu « What is good art, what is bad art », un sujet si polémique qu'on a préféré laisser le titre en anglais...
Les nouveaux locaux ont permis un agrandissement des surfaces d'exposition. Certains galeristes naïfs ont cru qu'ils seraient enfin acceptés à la FIAC, après être restés des années en liste d'attente. Il aurait fallu que les marchands formant le comité de sélection s'intéressent à ce que fait l'ensemble de leurs confrères, sans se contenter de regarder du côté de leurs coteries coutumières, ou de leurs bons clients. Au dire de certains habitués du Comité d'organisation de la FIAC (COFIAC), dont les soubresauts et les révolutions de palais n'amusent plus personne, les réunions, qui tiennent parfois de la foire d'empoigne, sont plus consacrées à régler des problèmes géographiques (chacun voulant un stand près de l'entrée et de l'allée centrale) qu'à examiner sérieusement les candidatures. Donc, plutôt que d'adjoindre de nouvelles têtes aux 182 exposants présents, on a préféré faire comme les grands voisins, la Foire de Bâle et celle de Cologne, en installant un secteur dévolu à la photographie et un autre à l'estampe et en réservant une place à la sculpture monumentale. A Cologne, cela se justifie, Berlin est en pleine reconstruction et les entreprises allemandes achètent à tour de bras de quoi décorer leurs nouveaux sièges sociaux ; à Bâle, ça marche aussi, le Suisse est riche, et collectionneur dans l'âme. A Paris, l'idée est osée.
Mais cela donne tout de même un assez beau spectacle, celui de l'arrivée des oeuvres. La noria de camions-grues a commencé vendredi 10 septembre. A 15 heures, un chauffeur italien arrête son véhicule : il vient de Milan avec trois oeuvres qu'y a fait réaliser le Suédois Erik Dietman, artiste installé en France depuis 1959. Un empilement de gros nounours en fonte de fer ou d'aluminium. Dominique Fiat et Claudine Papillon, les galeristes à l'origine de l'installation, surveillent un des bestiaux, auquel le grutier fixe un collier. Huit tonnes de fer se soulèvent, doucement, pour gagner leur emplacement. « A l'origine de ce projet, confie Dominique Fiat, il y a l'enterrement de César. Dietman n'a pas pu rentrer dans l'église, bondée. Au cimetière, il a trouvé que l'ambiance ressemblait à celle d'un vernissage. En sortant, il a vu un ours en bois chez un antiquaire. Il l'a acheté, l'a modélisé sur un ordinateur et a fait plancher des ingénieurs et ses fondeurs italiens. » Quand on vous dit que l'art n'a pas de frontières.
Pas de frontières, mais des limites, semble-t-il. Car l'éloignement des beaux quartiers que vit la FIAC ne fait pas l'unanimité. Certains habitués, et non des moindres, ont décidé de n'y plus participer. Absent, donc, le Genevois Jan Krugier, dont la venue régulière faisait les délices des amateurs de dessins d'exception : ils pourront se consoler en allant admirer sa collection personnelle, exposée au Musée Guggenheim de Venise. Krugier n'est pas le seul Helvète à faire défaut : spécialiste des stands ébouriffants, Pierre Huber boude la FIAC, lui aussi. Idem pour Bruno Bishofberger, grossiste en art contemporain, représentant de quelques-uns des artistes les plus connus du moment : rien de grave, il a la FIAC épisodique, et ses Barcelo et autres Clemente se retrouveront bien sur les stands de ses confrères, qui aiment à se fournir chez lui.
Dresser la liste des grands absents américains serait cruel, et un peu vain. Celle des autres pays aussi, d'ailleurs. Dire les présences est plus rapide : il y a Hans Mayer, de Düsseldorf, et surtout Helly Nahmad, de Londres. Ce dernier avait surpris, en juin, à la Foire de Bâle. La famille Nahmad est célèbre sur le marché de l'art : elle achète, au meilleur prix, des oeuvres de qualité souvent moyennes mais signées des plus grands noms. Les visiteurs bâlois s'attendaient donc à un catalogue de tableaux passés ces dernières années dans les ventes publiques. Il n'en a rien été : Helly Nahmad montra des pièces exceptionnelles et rarement vues, comme un Léger de 1918 ou un Mondrian de 1931, respectivement affichés à 12 millions et 5 millions de dollars. Sa venue à Paris, avec une liste d'artistes qui pourrait servir de sommaire à une histoire de l'art du XXe siècle, sera un nouveau test : nous saurons s'il estime le marché français capable d'absorber des oeuvres de très haut niveau, ou s'il est seulement susceptible de lui permettre d'écouler ces produits de qualité moyenne.

Lascaux II: visite virtuelle d'une grotte sur cédérom
PERIGUEUX, 31 août (AFP) - La Sémitour Périgord, première entreprise touristique de Dordogne, vient de publier un cédérom consacré à la réplique de la grotte de Lascaux, Lascaux II, qui, ouverte toute l'année, accueille jusqu'à 2.500 visiteurs par jour.
Ce cédérom bilingue (français, anglais) propose notamment une visite virtuelle de la grotte, dont la version originale, découverte en 1940, a été fermée au public en 1963, en raison du développement d'algues et de bactéries sur les parois, menaçant les peintures préhistoriques vieilles de 17.000 ans.
Le cédérom, réalisé par la société bordelaise A'Prim, utilise un procédé industriel américain, le I Pix, permettant d'obtenir une image à 360 dans laquelle on peut naviguer dans tous les sens.
La grotte de Lascaux II, ouverte en 1983, est située à 200 m de l'original sur la même colline, à Montignac (Dordogne), et reproduit 90% des peintures du site.
Ce fac-similé, premier site touristique du département, appartient à la Semitour, société d'économie mixte détenue à 80% par le conseil général de la Dordogne.
Depuis 1963, seuls quelques scientifiques et privilégiés avaient encore le droit de visiter la grotte originale de Lascaux mais celle-ci sera prochainement fermée pendant plus d'un an, afin d'en rénover le système de climatisation, selon Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Bordeaux.

Visite virtuelle de la maison du 21e siècle par Véronique KISS
PARIS, 2 sept (AFP) - En ce début janvier 2020, Mme Dupont choisit son prochain appartement qui est en construction: connectée à l'internet, elle peut visiter en images virtuelles et sous tous les angles son futur logement et aussi tester les décorations de son choix.
L'appartement l'intéresse. Elle se rend alors chez le promoteur pour une visite plus approfondie. Coiffée d'un équipement 3D complet, casques et gants, elle se déplace virtuellement dans un appartement qui n'existe pas encore. Mais elle peut en tâter les murs et le parquet, s'allonger sur son futur lit, se pencher au balcon...
Convaincue par l'agencement et la situation, elle étudie maintenant les options proposées par le promoteur qui doivent lui permettre de réaliser un logement sur mesure.
Son système de chauffage pourra être piloté individuellement par télécommande pour créer autour de chaque habitant sa propre bulle thermique. Ses vitres photochromes s'assombriront en fonction de l'intensité lumineuse. Ses stores se dérouleront selon la position du soleil. Et ses murs auto-nettoyants avaleront la poussière.
Elle pourra également disposer d'écrans géants intégrés dans les murs, d'une centrale d'aspiration qui nécessitera uniquement le branchement d'un tuyau et évitera ainsi le transport d'un aspirateur, d'une centrale de contrôle de la qualité de l'air, de nez électroniques diffusant de bonnes senteurs.
Et quelques années plus tard, Mme Dupont pourra se créer un nouvel espace. Grâce à la généralisation des cloisons amovibles, elle pourra bouleverser l'agencement des pièces, même des salles de bains et des cuisines. Les systèmes de connexion seront simplifiés et les éléments immobilisés comme les baignoires, éviers seront beaucoup plus faciles à déplacer.
C'est l'introduction de ces nouvelles possibilités faisant intervenir à la fois la domotique - le contrôle électronique des logements - et les matériaux intelligents, permettant de réagir aux modifications de l'environnement extérieur, qui devrait marquer le logement du siècle prochain.
Révolution dans le bâtiment
Pour Serge Feneuille, vice-président du centre expérimental des travaux publics et ancien chercheur au CNRS, "l'installation à grande échelle des matériaux intelligents conduira à la révolution dans le bâtiment".
Ces matériaux existent déjà mais à un stade encore expérimental. "A l'inverse des matériaux utilisés actuellement et qui sont passifs, comme le liège (contre le bruit) ou la laine de verre (contre la déperdition de chaleur), un matériau intelligent est capable de s'adapter aux changements extérieurs comme s'il était vivant", explique M. Feneuille. "Grâce à l'incorporation de capteurs, de puces ou de micro-ordinateurs, il peut réagir comme la peau et être ainsi apte à absorber l'humidité, créer une ventilation dès que la température atteint un certain niveau, s'assombrir pour ne plus laisser passer la lumière, annuler le bruit en créant un contre-bruit, assainir l'atmosphère dès que les capteurs biologiques auront atteint un seuil d'alerte, évacuer les mauvaises odeurs...", précise-t-il.
Le plus intelligent des matériaux, et celui qui devrait avoir le plus de succès, sera celui capable d'annuler le bruit, estime Marc Weckstein, ingénieur au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment).
"A chacun sa bulle de silence. Grâce à des techniques déjà employées dans l'automobile ou l'aéronautique, chacun aura le loisir de dormir la fenêtre ouverte, même dans un environnement bruyant, grâce à des claustras permettant de faire entrer l'air mais pas le bruit, ou grâce à la présence autour du lit de petits hauts-parleurs intégrés diffusant un contre-bruit neutralisant les bruits indésirables", souligne-t-il.
Comme pour les produits alimentaires, les exigences des consommateurs pour améliorer la sécurité, la santé et l'hygiène vont aussi devenir des éléments incontournables dans la construction de la maison.
Les moquettes seront traitées contre les acariens, l'entretien automatique des toilettes sera généralisé, les déchets alimentaires seront détruits sur place par pyrolise ou automatiquement triés pour recyclage...
Le CSTB prévoit aussi la disparition progressive des interrupteurs avec des pièces qui s'éclaireront en fonction des déplacements.
La sécurité ne sera pas oubliée avec la généralisation de la télésurveillance, les détecteurs de présence dans les pièces ou directement incorporés dans les fenêtres. Et les contrôles d'accès deviendront de plus en plus sophistiqués avec des systèmes de reconnaissance vocale, de traitement d'images (empreinte digitale, fond de l'oeil) voire de détection d'odeur.
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