BTP- CONSTRUCTIONS 

Procès Casetta: les relations troubles entre politique et BTP
SGE change de nom pour Vinci
Patrick Balkany mis en examen pour "trafic d'influence"

GTM ENTREPOSE: GROUPE GTM double ses résultats en 1999

Financement politique du PCF en Isère: l'ancien maire Gabriel Soto nie

France: le bâtiment a retrouvé un rythme de construction inconnu depuis 10 ans

Affaire des lycées franciliens : une fraude de 28 milliards

France - Procès en appel des promoteurs d'une grande surface
Dumez-GTM construira un tunnel ferroviaire aux Pays-Bas pour

Panama n'oublie pas les héros français du canal  
Holzmann -Binder cède aux pressions et démissionne
Le Mur de Berlin en chiffres
Les autorités de Hong Kong pourraient annoncer la construction d'un parc Disney
 
Construction de deux fermes d'éoliennes
Ils luttent ensemble contre la montre pour réparer leurs maisons avant l'hiver.
France-La procédure du Conseil de la concurrence jugée illégale
Allemagne-chemins de fer: le Transrapid "pas sûr" d'être construit, selon le ministre des transports
Mondial 2006 - Enveloppe supplémentaire pour le Maroc
Tchernobyl - Des Européens construiront l'usine de retraitement
Russie-Le responsable chargé de l'enquête Mabetex a été muté
Le Japon construit un simulateur pour faire trembler les constructions

 

Jean-Claude Méry

Procès Casetta: les relations troubles entre politique et BTP

NANTERRE, 23 sept (AFP) - Plus que le seul procès du financement occulte du RPR, c'est le procès des relations frauduleuses entre le monde politique et celui du bâtiment et des travaux publics (BTP) qui s'est achevé vendredi après trois semaines d'audience devant le tribunal correctionnel de Nanterre

Deux noms, extérieurs au dossier, sont venus semer le trouble dans les débats: Philippe Dominati et Jean-Claude Méry. Pourtant absents, ils ont réussi à disputer la vedette à Louise-Yvonne Casetta, "star" incontestée du début d'audience, sans toutefois bouleverser le cours du procès.

Le fantôme du promoteur Jean-Claude Méry mort en 1999 a plané sur les deux derniers jours d'audience après la publication de confessions posthumes dans lesquelles il détaille notamment le système de financement du RPR, précisant que Mme Casetta collectait la plupart des commissions occultes négociées par Jean-Claude Méry avec les entreprises.

De son côté, Philippe Dominati, conseiller de Paris, président du groupe Démocratie Libérale au conseil régional d'Ile-de-France, a été mis en cause par l'entrepreneur Jean-Claude Pittau, ex-PDG de Mazzotti, qui a affirmé, pour la première fois dans ce dossier, lui avoir remis 400.000 F en liquide pour le compte du Parti Républicain.

Philippe Dominati a demandé en vain à être entendu par le tribunal correctionnel de Nanterre. Les accusations portées par M. Pittau devraient prochainement faire l'objet d'une instruction à part.

Sur le fond des débats, les audiences ont permis de démontrer qu'il existait un système de fausses factures dont l'homme d'affaires Jean-François Donzet est accusé d'être l'animateur. Ce système aurait permis aux treize chefs d'entreprises poursuivis de se constituer des caisses noires afin de rémunérer des décideurs locaux et des hommes politiques.

"Payer pour obtenir des informations"

Un entrepreneur a ainsi résumé: "Il fallait payer pour obtenir des informations privilégiées sur des marchés publics", ce qui lui permettait "de concourir avec une bonne longueur d'avance".

Trois journées d'audience ont été consacrées à des marchés publics passés par la seule ville de Paris avec l'entreprise Mazzotti, montrant que des informations privilégiées avaient été fournies à l'entreprise pour la favoriser.

Les fonctionnaires et architectes ont indiqué avoir agi "à la demande de Jean Godfroid (préfet, directeur de l'architecture à la ville de Paris, NDLR)". Harcelé de questions, celui-ci a toujours maintenu avoir été "un fonctionnaire honnête" et ne pas avoir donné d'instructions, malgré les évidences.

En échange de ces marchés, les responsables de Mazzotti affirment avoir versé 340.000 francs au RPR via Louise-Yvonne Casetta.

Cet aspect du financement occulte du RPR est sans doute le moins étayé. Aucune preuve incontestable n'a été fournie par le parquet, mais seulement des éléments et un raisonnement du procureur.

Les éléments sont les accusations portées par les responsables de Mazzotti, un coup de téléphone passé de la voiture de l'un d'eux au bureau de Mme Casetta le jour de la remise présumée des fonds en liquide, et enfin un déjeuner au cours duquel M. Pittau et Mme Casetta auraient négocié le montant de la commission.

Le procureur de la République de Nanterre, Yves Bot, a reconnu que la culpabilité de Mme Casetta ne relevait pas "d'une démonstration mais d'un raisonnement".

Contre elle, il a requis une peine de neuf mois de prison avec sursis et a réclamé la relaxe de l'ancien trésorier du RPR Jacques Oudin.

A l'encontre de Jean-François Donzet, considéré comme le principal "faux-facturier" du dossier et l'auteur d'un système qualifié de "techniques de truands", une peine de 3 ans de prison dont deux ferme et un million de francs d'amende a été requise.

Jugement le 28 novembre.

cb-rh/phm/swi

SGE change de nom pour Vinci

Le premier groupe européen de construction, SGE (Paris: 12548.PA - actualité) , change de nom : il s'appellera désormais Vinci. Ce nouveau baptême coïncide avec la fin d'une époque pour le français : après avoir successivement été filiale de la Compagnie générale d'électricité, devenue Alcatel (Paris: 13000.PA - actualité) , de la Compagnie de Saint-Gobain (Paris: 12500.PA - actualité) , puis de Vivendi (Paris: 12143.PA - actualité) , SGE devient indépendant, pour la première fois de son histoire. En février, Vivendi a en effet placé auprès d'investisseurs institutionnels près d'un tiers du capital du constructeur, ramenant sa participation à 15%.

Ce changement de nom traduit donc la volonté de la SGE de se forger une identité propre, indépendante de celle des groupes dont elle dépendait précédemment. Ce nouveau nom veut également signifier les ambitions futures du groupe : "Vinci, c'est l'évocation d'un personnage qui symbolise au plus haut niveau l'inventivité, l'anticipation, l'association de l'imagination créatrice et de la maîtrise technique. C'est aussi, en référence à un personnage historique passé à la postérité, l'affirmation d'une mission pérenne.", indique le communiqué.

 

GTM ENTREPOSE: GROUPE GTM double ses résultats en 1999

Le Conseil d'Administration de Groupe GTM (Paris: 12060.PA - actualité) SA (Groupe Suez Lyonnaise des Eaux), réuni sous la présidence de Jean-Louis BRAULT, a arrêté les comptes de la société pour l'exercice clos le 31 décembre 1999.

(en millions d'euros)

1999

1998*

Var.

chiffre d'affaires

7 696

7 003

+ 10 %

carnet de commandes

     

au 31.12

4 688

4 151

+ 13 %

résultat courant

156

130

+ 20 %

résultat net

     

(part du Groupe)

143

65

x 2,2

* pro forma (y.c. parkings)

Activité. Le chiffre d'affaires de GROUPE GTM, s'est élevé à 7,7 MdE (51 MdF), en progression de 10 % sur 1998 et d'environ 3 % à périmètre constant. L'activité réalisée à l'étranger ressort à 39 % du total, le poids relatif du BTP diminuant de 35 % à 29 %.

Au 1er janvier 2000, le carnet de commandes s'élevait à 4,7 MdE (30,7 MdF), soit une augmentation de 13 %.

L'exercice 1999 a été marqué par la poursuite d'une stratégie de redéploiement de GROUPE GTM vers des métiers générateurs de cash flow régulier, à forte visibilité:

- acquisition dans le secteur des travaux et services électriques de L'ENTREPRISE INDUSTRIELLE. Cette acquisition permet à GROUPE GTM de constituer un pôle électrique de tout premier plan avec un chiffre d'affaires d'environ 1,4 MdE (9 MdF).

- cession dans le domaine de l'offshore d'ETPM à SCS, opération qui génère des plus-values significatives en 1999 et en 2000.

- poursuite de la croissance dans la route, tant en France qu'à l'étranger avec un chiffre d'affaires de JEAN LEFEBVRE en progression de 15,4 %. La société a accru son implantation à l'étranger en acquérant BITUMIX au Chili.

- développement des activités concessionnaires:
* acquisition dans le domaine du stationnement des sociétés GIS en France et ADAMS à Hong-Kong, obtention de nouvelles concessions tant en France qu'en Angleterre, au Canada et au Chili. Au total, un nombre de places gérées s'élevant à 340 000 en mars 2000 contre 170 000 fin 1998.
* obtention d'une concession autoroutière au Chili, au sud de Santiago, pour 20 ans.
* renforcement des activités de gestion aéroportuaires en association avec ADPM, filiale d'ADP dont GROUPE GTM a acquis 34 % du capital. ADPM est devenue pour 50 ans le partenaire stratégique de l'aéroport de Pékin en prenant 10 % de son capital.

Résultats. Le résultat courant de l'exercice progresse de 21 % à périmètre comparable, pour atteindre 156 ME (1,03 MdF).
Le résultat net consolidé de l'exercice ressort à 143 ME (939 MF), à comparer à 65 ME en 1998. Ce résultat intègre la comptabilisation d'impôts différés actifs pour 26 ME et une plus-value nette d'impôts de 26 ME afférente à la cession d'une quote part du capital d'ETPM, le solde étant cédé en 2000. Hors ces deux éléments, le résultat net consolidé s'élève à 91 ME, en progression de 40 % sur 1998.

Eléments financiers. Les capitaux propres consolidés part du groupe totalisent 891 ME (5,8 MdF), à comparer à 736 ME (4,8 MdF) au 31.12.1998.
L'endettement net du groupe, qui intègre pour la première fois celui des parcs de stationnement désormais consolidés globalement représentait 40 % des capitaux propres au 31.12.1999, en forte réduction par rapport au 31.12.1998 (62 %).

Dividende. Le dividende proposé à l'Assemblée est de 2,35 E à comparer à 1,50 E pour 1998.

Perspectives. Recentré sur des métiers à bonne visibilité à long terme et bénéficiant de marchés porteurs, le groupe aborde l'exercice 2000 avec un carnet de commandes satisfaisant et devrait enregistrer une nouvelle progression de ses résultats.

Informations actionnaires

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Patrick Balkany mis en examen pour "trafic d'influence"

PARIS (Reuters) - L'ancien président RPR de l'office HLM des Hauts-de-Seine, Patrick Balkany, a été mis en examen pour "trafic d'influence" par les juges de Créteil Philippe Vandingenen et Serge Portelli, a-t-on appris de source judiciaire.

Interrogé par les magistrats à l'issue de 48 heures de garde à vue, il a été laissé en liberté sans contrôle judiciaire.

Les juges enquêtent sur d'éventuelles commissions occultes versées par les entreprises du BTP qui travaillaient avec l'office HLM.

Pierre Bourgoin, successeur de Patrick Balkany à la tête de l'office, a été également présenté aux juges, mis en examen pour "complicité de trafic d'influence" et laissé en liberté.

Patrick Balkany, proche du président du Conseil général des Hauts-de-Seine Charles Pasqua, a démissionné de la présidence de l'office HLM en 1998. Le directeur général de l'Office HLM, Didier Schuller, s'est enfui aux Bahamas en 1996 après une perquisition à son domicile .

L'enquête avait été retirée au juge Eric Halphen en 1995 après une manipulation politico-judiciaire impliquant Didier Schuller et le beau-père du juge. Elle n'avait pas connu depuis lors de développements notoires.

Entre-temps, Patrick Balkany, qui a perdu la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) en 1995, a été condamné en 1997 à quinze mois de prison avec sursis, 200.000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité pour avoir bénéficié des services d'employés municipaux à son domicile privé.

Il a été mis en examen fin 1999 à Nanterre pour "détournement de fonds publics" dans une enquête qui concerne la gestion des oeuvres sociales de Levallois-Perret.

 

Financement politique du PCF en Isère: l'ancien maire Gabriel Soto nie

GRENOBLE, 22 fév (AFP) - L'ancien maire de Villard Bonnot (Isère), Gabriel Soto, poursuivi en correctionnelle à Grenoble pour avoir organisé de 1990 à 1997 le financement occulte du PCF, en faisant prélever 2% sur les marchés publics accordés aux firmes du bâtiment, a protesté mercredi de son innocence, au second jour du procès.

Le procureur de la République, Jean-Pierre Dages Desgranges, fustigeant "cette corruption qui menace gravement la démocratie", avait requis mardi à son encontre une peine de deux ans d'emprisonnement, dont 18 mois avec sursis.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 11 avril.

Les avocats de Gabriel Soto, Hervé Tourniquet, du barreau de Paris, et Michel Fessler (Grenoble), plaidant la relaxe, ont estimé qu'il "n'existe dans ce dossier aucun élément permettant de soutenir la thèse du financement occulte du PCF". Seul Yves Chabert, l'ancien directeur de la régie municipale, poursuivi pour enrichissement personnel, "a témoigné en ce sens", ont-ils fait valoir.

L'un des chefs d'entreprise Franco Biasini a "reconnu n'avoir jamais rencontré Gabriel Soto au sujet de financement politique", a souligné Me Tourniquet.

Lui-même et Michel Midali, ont avoué pendant l'enquête avoir effectué des versements occultes aux cabinets conseils Socopap et Sodelta, filiales du GIE GIFCO, déjà poursuivi pour la collecte de fonds occultes pour le PCF.

"entrepreneurs otages"

Mais leurs avocats ont plaidé la relaxe. Ils ont assuré qu'il "n'y avait pas de pacte de corruption", expliquant que "ce n'est qu'après la signature des marchés qu'ont été demandées des surfacturations destinées à un parti politique". "C'était la règle du jeux imposée, les entrepreneurs étaient un peu les otages" ont-ils conclu.

Le Procureur de la République a respectivement requis à l'encontre de Franco Biasini et Michel Midali une peine de deux ans d'emprisonnement, dont 10 à 12 mois avec sursis, ainsi qu'une mesure d'interdiction des droits civiques et civils, et de deux ans d'emprisonnement avec sursis, assortie d'une amende.

Jean-Pierre Dages Degranges a réclamé, à l'encontre d'Yves Chabert, poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux et entente illicite, une peine de 3 ans de prison. On reproche notamment à l'ancien directeur de régie municipale d'avoir fait construire sa résidence secondaire dans le Var par des sociétés du BTP, pour la somme de plus de 4 millions de francs, en échange de marchés publics. Son avocat a sollicité mercredi "la clémence" du tribunal, expliquant que le prévenu, âgé de 62 ans, avait déjà fait huit mois et demi de détention préventive dans cette affaire.

Enfin, à l'encontre d'une des sociétés mêlées à l'affaire, la SA Spie Trindel, poursuivie en tant que personne morale, le procureur de la République a requis une amende qui ne soit pas inférieure à 3 MF.

jpb-mds/fm/lb

 

France: le bâtiment a retrouvé un rythme de construction inconnu depuis 10 ans

PARIS, 1er fév (AFP) - Avec 317.500 logements construits en France l'an en 1999, le secteur du bâtiment a enregistré sa meilleure performance depuis 10 ans, retrouvant les niveaux du boom de la construction, selon les statistiques du ministère de l'Equipement diffusées mardi.
Par rapport, à 1998 le nombre de logements construits a augmenté de 12,2%.
"Pour l'année 2000, cette tendance favorable devrait se poursuivre et le gouvernement s'attend à un minimum de 300-320.000 nouveaux logements construits", précisait-on au secrétariat d'Etat au Logement après la publication des chiffres.
Ces bonnes prévisions sont alimentées par le redressement de l'économie nationale qui incite les Français à acquérir leur résidence, ajoute-t-on de même source.
Depuis 6 ans, le rythme de construction n'avait pas réussi à dépasser le niveau de 300.000 logements neufs annuels, indiquent les statistiques du gouvernement.
Seul point d'ombre dans ce secteur: le très faible nombre de logements HLM construits. En 1999, environ 45.000 nouveaux logements sociaux sont sortis de terre, soit moins de la moitié du nombre prévu par le gouvernement pour mieux satisfaire les demandes.

 

Affaire des lycées franciliens : une fraude de 28 milliards

PARIS (Reuters) - L'enquête sur les ententes pour la rénovation des lycées d'Ile-de-France évalue à 28 milliards de francs le montant des budgets irrégulièrement attribués, selon Le Monde.
Le quotidien daté de mercredi précise que 560 millions de francs auraient alimenté les caisses de quatre partis politiques, le RPR, le PS, le PR et le PCF, entre 1989 et 1996.
Qualifiée de "casse du siècle" par une source judiciaire, cette affaire a abouti à la mise en examen de 33 personnes, dont une quinzaine de responsables du BTP.

Dans certains cas, le soutien financier accordé aux partis représentés au Conseil régional d'Ile-de-France aurait pris la forme d'attribution d'emplois fictifs, ajoute Le Monde.

 
France - Procès en appel des promoteurs d'une grande surface

TOULOUSE, 21 janvier (Reuters) - Onze personnes soupçonnées de corruption active ou passive dans le cadre de l'installation d'un centre Edouard Leclerc dans la banlieue de Toulouse ont comparu vendredi devant la cour d'appel de Toulouse. La plupart d'entre elles avaient déjà été condamnées à des peines de prison ferme et à de lourdes amendes par le tribunal correctionnel de Montauban en mai 1999. Présidée par Jean-Pierre Selmes, la cour d'appel s'est donné jusqu'à vendredi prochain pour examiner à nouveau le rôle de chacun des accusés dans cette affaire. Les faits reprochés aux prévenus concernent les conditions financières qui avaient entouré en 1993 l'obtention d'un permis d'installation puis de construction d'un centre Leclerc à Blagnac, dans la banlieue ouest de Toulouse.

En première instance, le PDG de cette grande surface, Rémy Nouleau, avait admis "avoir versé, dans le cadre d'un racket parfaitement organisé, des sommes très importantes d'argent à une série d'intervenants" dans le dossier d'implantation. Selon l'instruction, ce trafic d'influence porterait sur "près de 3 millions de francs".
La plupart des prévenus avaient tenté de minimiser leur rôle, dont le maire de Blagnac à l'époque des faits, Jacques Puig, son adjoint Marcel Duariac, ainsi que l'ex-président de la CCI de Toulouse, Georges Farré, et son frère, Roger.

A leurs côtés s'étaient également retrouvés des architectes, des comptables et d'autres entrepreneurs de la région. NF/GB

Logo Dumez-GTM
Dumez-GTM construira un tunnel ferroviaire aux Pays-Bas pour

PARIS, 15 déc (AFP) - Le groupe de construction Dumez-GTM (Suez-Lyonnaise des Eaux) a remporté un contrat de 350 millions de florins (160 M EUR) pour construire, avec un groupement d'entreprises, un tunnel ferroviaire sous le Pannerdensch Canal, près d'Arnhem (est des Pays-Bas), a-t-il annoncé mercredi.
Le groupement d'entreprises est composé de Dumez-GTM et de sa filiale belge CFE, ainsi que de partenaires français et locaux, a précisé le groupe dans un communiqué. Le tunnel du Pannerdensch Canal (un bras du Rhin) est un tronçon de la "Betuwe lijn", nouvelle ligne de chemin de fer consacrée au fret entre le port de Rotterdam et l'Allemagne.
D'une durée prévue de quatre ans, les travaux doivent commencer en avril 2000. Ils consisteront essentiellement à creuser deux tunnels de 1.600 mètres chacun (d'un diamètre intérieur de 8,65 mètres) assurant le passage des voies sous le canal.

 


Panama n'oublie pas les héros français du canal
PANAMA, 13 déc (AFP) - Ferdinand de Lesseps, maître d'oeuvre du projet, et les milliers de français morts sur le chantier du canal demeurent des héros plus d'un siècle plus tard à Panama qui leur rendra un hommage particulier lors de la cérémonie organisée mardi pour la signature de l'acte officiel de restitution par les Etats-Unis.
Avant de rejoindre l'écluse Miraflorès qui libère les navires dans le Pacifique, la présidente du Panama, Mireya Moscoso et l'ancien président Jimmy Carter, chef de la délégation américaine, se rendront au cimetière Français pour honorer la mémoire des milliers d'employés de la compagnie française du canal, morts entre 1882 et 1889. Situé à quelques dizaines de mètres du canal, le cimetière de Paraiso est niché à flanc de colline, au milieu d'une végétation tropicale verdoyante. 850 petites croix blanches sont alignées dans la prairie. Aucun nom, juste des numéros, excepté sur les tombes de deux ingénieurs des Ponts et Chaussées, l'un originaire du Tarn, l'autre des Pyrénées Orientales.
"Fais ce que tu dois, advienne ce qui pourra", lit-on sur l'une d'entre elles. Tous deux sont décédés de la fièvre jaune, à quelques jours d'intervalle, quatre mois avant l'arrêt du chantier par la compagnie en faillite.
"A Panama, le canal est encore très souvent appelé +el canal Francès+", assure un des gardiens du musée du canal dans l'entrée duquel trône un buste de Ferdinand de Lesseps. "Les Panaméens respectent beaucoup le courage de tous ces pionniers venus de France", ajoute-t-il.
Près du musée et de l'hôtel Central où habitait Lesseps et les responsables du chantier, dans le quartier "espagnol" de la capitale, un obélisque surmonté d'un coq gaulois surplombe le Pacifique. Les bustes de Lesseps, de Lucien Bonaparte-Wyse, et des principaux concepteurs du projet entourent la colonne, face à une magnifique maison ancienne qui abrite l'Ambassade de France. A la base de l'obélisque, deux phrases: "le génie humain réunit les océans", "le canal de Panama apporte la prospérité".
Mais en fait de prospérité, les nombreux cimetières entre Atlantique et Pacifique où reposent les dix à douze milles français morts pendant le chantier, rappellent combien la désillusion a pu être grande pour ces exilés.
"Beaucoup sont morts de fièvre jaune, de malaria, de pneumonie, d'accident aussi car il y avait de très nombreux glissements de terrain sur le chantier", explique Lourdes Bazan, une étudiante dont la famille est d'origine française. "D'autres ont pu repartir en France mais un certain nombre, sans argent, est resté à Panama et a même participé par la suite au chantier américain", dit-elle, regrettant de ne pas avoir appris le français.
Des centaines de famille panaméennes portent encore un nom français sans en connaître le plus souvent l'origine. Non seulement la plupart des archives ont été brûlées lors de la faillite de la compagnie afin d'éviter la découverte de nouveaux scandales financiers, mais la mémoire s'est évanouie devant l'éclatant succès, quelques années plus tard, de l'entreprise américaine.
Seules quelques maisons, à l'architecture française, conservent presque intact le souvenir du temps où Lesseps soutenait que la construction de ce canal serait moins difficile que celle du canal de Suez qu'il avait su parfaitement maîtriser quelques années plus tôt...

jlc/fal eaf


La longue histoire du canal de Panama
PANAMA, 10 déc (AFP) - Une page de l'histoire du canal de Panama va se refermer le 31 décembre, à midi, lorsque le drapeau de la République du Panama sera hissé à la place de la banière étoilée américaine au sommet du bâtiment de l'administration générale du célèbre canal.
Maître d'oeuvre de la construction de cet ouvrage extraordinaire reliant l'Atlantique au Pacifique, les Etats-Unis en assuraient la gestion, le développement et la sécurité depuis 85 ans.
Trait d'union entre l'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud, la situation géographique de l'isthme de Panama a toujours été l'objet de convoitises dans la perspective du percement d'un canal transocéanique.
C'est Charles Ier d'Espagne qui, en 1534, ordonne la première étude typographique pour la construction d'un canal sur ce territoire découvert en 1501 par Rodrigo Galvan de Bastida, amiral de Christophe Colomb.
Aucun des multiples projets élaborés ne va aboutir jusqu'à la création en 1875, à Paris, de la societé civile du canal interocéanique. Dirigée par le Français Ferdinand de Lesseps, qui venait de réaliser avec succès le canal de Suez (1869), la societé civile opte parmi 19 projets, pour le percement d'un canal à niveau, d'une longueur de 75 kilomètres.
Le premier emprunt national qui est lancé est un triomphe. Sur 104.345 porteurs, 80.839 sont des petits épargnants qui ont acquis d'une à cinq actions. Le chantier est entamé en janvier 1880 mais à d'énormes difficultés techniques largement sous-estimées, viennent s'ajouter les conditions dramatiques de travail pour les ouvriers venus de la métroplole, des Antilles et de Jamaïque, exposés aux maladies tropicales.
Au moins 10.000 d'entre-eux, dont plus d'un tiers venant de Jamaïque selon les certificats de décès, auraient péri notamment de la malaria ou de la fièvre jaune.
Sept nouveaux emprunts seront lancés sans jamais être recouverts. Parallèlement la gestion de la societé civile se caractérise par une étonnante insouciance. "Le gaspillage, l'incompétence, et l'obstination de Lesseps à défendre le projet d'un canal à niveau", sont à l'origine de l'échec, selon les historiens.
Ce n'est qu'en 1887, que Lesseps accepte en effet l'idée des écluses et qu'il offre alors à Gustave Eiffel d'énormes avantages financiers pour en concevoir le système.
Mais dans un même temps, des enquêtes journalistiques révèlent que d'importants pots-de-vins ont été distribués à 104 personnes dont 26 députés pour faciliter le vote en faveur du lancement du dernier emprunt.
En 1889, la compagnie du canal est mise en liquidation et des poursuites judiciaires sont engagées pour fraude et corruption. Lesseps qui a sombré dans la sénilité, meurt en 1894. Eiffel est condamné à deux ans de prison et à une amende, un jugement qui sera cassé par la Cour de Cassation invoquant la prescription.
Une nouvelle société est constituée mais face à son incapacité financière et technique de faire progresser le chantier, elle cède en 1898, la concession du canal et tous les droits y afférents, au gouvernement américain.
En 1904, les travaux reprennent sous l'autorité du colonel George Washington Goethals: 250 millions de mètres cubes sont évacués, un barrage forme un lac artifiel de 450 km2, un premier jeu d'écluses permet la mise à niveau de l'entrée par l'Atlantique avec le lac et deux autres jeux sont construits pour permettre la sortie vers le Pacifique. Le 15 août 1914, "Ancon", un vapeur américain de 10.000 tonneaux est le premier à emprunter le canal qu'il franchit en neuf heures et demi.
Le traité de 1903 qui offrait "à perpétuité" la propriété du canal aux Américains, sera abrogé en 1977 par celui signé par le président Jimmy Carter, fixant au 31 décembre 1999 la restitution au Panama de sa souveraineté sur la totalité de la zone couvrant le canal.

jlc/dfg eaf

 

Holzmann -Binder cède aux pressions et démissionne

FRANCFORT, 9 décembre - Le président du directoire de Philipp Holzmann a annoncé jeudi sa démission, consécutive à la crise qui a conduit le groupe de BTP au bord de la faillite.
Heinrich Binder, en poste depuis deux ans et notamment accusé de ne pas avoir évité 2,4 milliards de marks de pertes sur d'anciens projets de construction, était l'objet d'insistantes pressions.
Il sera remplacé le 15 décembre par Konrad Hinrichs, ex-PDG de la société de BTP Züblin, a annoncé Holzmann à l'issue d'une réunion de son conseil de surveillance.
Binder avait été placé, en 1997, à la tête du groupe Holzmann par la Deutsche bank, principal créancier du groupe et détenteur de 15% de son capital.
Il lui avait été fixé pour objectif la restructuration du groupe où l'on venait alors de découvrir pour trois milliards de marks de pertes dissimulées dans le bilan.
Le groupe Philipp Holzmann a été sauvé, à la dernière minute, de la faillite par le chancelier Schöder, qui a mis sur la table 250 millions de marks afin d'inciter les banques à souscrire un plan de sauvetage de 4,3 milliards de marks qui prévoit notamment 3.000 suppressions de postes. Cette décision a soulevé de nombreuses questions sur la détermination du gouvernement allemand à respecter les règles de la libre entreprise.
Holzmann a dénoncé de "graves manquements" de la part d'anciens responsables du groupes et s'est constitué partie civile, en plus de l'enquête ouverte par le parquet.
Avant Binder, Rainer Klee, directeur financier de Holzmann, avait démissionné fin novembre peu après la mise au point du plan de sauvetage.
Carl von Böhm-Bezing, membre du directoire de la Deutsche Bank, restera président du conseil de surveillance, a précisé Jürgen Mahneke, président du comité d'entreprise de Holzmann et vice-président de son conseil de surveillance.
Aucune autre personne siégeant au directoire n'a démissionné, a ajouté ce dernier. /AP (Paris: 3719.PA - actualité)

REUTERS




Le Mur de Berlin en chiffres

BERLIN, 5 nov (AFP) - Le Mur de Berlin, dont la construction commença à l'aube du 13 août 1961, fut sans cesse modernisé et en était à sa quatrième génération lorsqu'il tomba, 28 ans, 239 tués et 4.000 évasions plus tard.
Voici quelques chiffres:
- Longueur: 155 km dont 43 km coupant en deux Berlin dans le sens nord-sud et 112 km séparant Berlin-Ouest du territoire de la RDA
- Profondeur du no man's land: de la largeur d'une rue jusqu'à 300 m
- Composition: 106 km d'un mur formé de plaques de béton de 3,60 m de haut, surmontées d'un cylindre sans prise pour une escalade, le reste étant constitué de grillages
- Installations: 302 miradors, 20 bunkers, 124 km de voies de patrouille, 127 km de grillage de détection et d'alarme, 259 pistes pour chiens de garde, 105 km de fossés anti-véhicules
- Effectifs de surveillance: sept régiments de 1.000 à 1.200 soldats.
Les miradors, distants de 250 à 300 mètres dans le centre-ville, étaient reliés entre eux par un chemin de ronde. La nuit, avec ses lampadaires tous les 30 mètres, le Mur était le lieu le mieux éclairé de tout Berlin, tandis que la partie est de la ville restait plongée dans l'obscurité.
La "bande de la mort" était constituée d'un terrain soigneusement ratissé pour repérer les traces de pas. Les installations de tirs automatiques avaient été démontées au fil des ans et le Mur doublé d'une seconde enceinte sur toute sa longueur, côté est.
Le Mur était complété par un dispositif tout aussi sophistiqué le long des 1.400 km de frontière inter-allemande, avec fils de fer barbelés, grillages électroniques et mines.
vl/ip/pfe/bm eaf




Les autorités de Hong Kong pourraient annoncer la construction d'un parc Disney
HONG KONG (AP) -- Les autorités de Hong Kong ont annoncé lundi qu'elles avaient terminé leurs discussions avec la compagnie Disney sur la construction d'un parc à thème sur le territoire. 
Selon une source proche des négociateurs, les deux parties seraient parvenues à un accord. 
Le chef de l'exécutif Tung Chee-hwa devrait annoncer le résultat des négociations mardi. Mais, déjà, plusieurs journaux de Hong Kong ont annoncé dans leurs éditions de lundi qu'un accord avait été trouvé et que le gouvernement pourrait investir quelque 2,6 milliards de dollars (16 milliards de FF; 2,4 milliards d'euros) dans le projet. 
Les autorités espèrent que la construction d'un parc Disney relancera l'économie de la région, qui sort de quinze mois de récession. Si le projet aboutit, Hong Kong accueillerait le troisième parc Disney en dehors des Etats-Unis, après Paris et Tokyo. 
De son côté, la companie Disney se refusait lundi à tout commentaire. 



Construction de deux fermes d'éoliennes

EDF a annoncé vendredi dernier la construction de deux importantes fermes d’éoliennes dans la région. La première, la plus grosse de France, sera construite d’ici 2001 à Montjoyer, dans la Drôme, et comptera 27 éoliennes de 50 mètres de haut.
Une seconde comptant 24 éoliennes sera installée en Ardèche, à Saint-Etienne-de-Lugdarès. Elle sera la première en France à être équipée de pales auto-chauffantes. Elle sera située sur le plateau de Tanargue, dans une zone où l’on enregistre des rafales de vent pouvant atteindre les 200 Km/heure pendant l’hiver.
Chacune de ces deux fermes pourra fournir une puissance capable d’alimenter quelque 50.000 personnes en électricité. 



Ils luttent ensemble contre la montre pour réparer leurs maisons avant l'hiver.
Par Louis-Marie TATTEVIN
PALE (Bosnie-Herzégovine), 4 oct (AFP) - Près de Pale, symbole des haines ethniques, Boro le Serbe et Fadil le Musulman ont autre chose en tête: ils luttent ensemble contre la montre pour réparer leurs maisons avant l'hiver.
L'amitié retrouvée de ces deux paysans serait une histoire simple si elle n'avait pour décor la Bosnie et ses statistiques, toujours 1,2 million de réfugiés dont les deux tiers déplacés à l'intérieur du pays, 30.000 seulement rentrés en zone contrôlée par une autre communauté, où les candidats au retour sont paralysés par la violence et l'intimidation.
Boro Gazivoda avait quitté son petit village d'Hotocina en 1992, au début de la guerre, pour s'installer dans un plus grand logement, abandonné par des Musulmans, à Pale d'où Radovan Karadzic lançait les premiers assauts serbes contre Sarajevo.
Sept ans plus tard, il a décidé de retourner habiter une maison qui lui appartient vraiment, et a regagné il y a deux mois Hotocina, à 12 km de mauvais chemin au nord-est de Pale.
Pour l'inciter à cesser d'occuper une habitation de Musulmans, l'ONU a pris en charge le gros oeuvre de reconstruction de sa petite ferme, déshabillée par les pillards pendant son absence. Toit et huisseries ont été remplacés, "il reste à faire... tout le reste", dit-il. Et à couper du bois de chauffage.
A 200 mètres de là, pour Fadil Basic et sa femme Ana, réfugiés sept ans à Sarajevo, les choses sont encore moins faciles.
Quand ils ont fait le pari du retour - "nous en avions assez de vivre de l'aide sociale" -, il y a également deux mois, l'ONU a partiellement réparé leur maison, incendiée par les Serbes en 1992.
Mais faute de matériaux et d'argent, les fenêtres et portes du rez-de-chaussée restent des ouvertures béantes, à quelques semaines de l'hiver de Pale et de ses -25 au petit matin. "Et il n'y a ni eau ni électricité, nous n'avons aucun meuble, pas d'outils, pas de bétail, pas d'instruments agricoles, pas même une bêche", explique Fadil.
Boro, lui, a un poêle à bois: les anciens voisins réunis se retrouvent donc pour les repas mais surtout pour le café, un rituel à répétition dans les Balkans, et autant d'occasions de se plaindre d'une même voix de ceux qui les gouvernent.
"L'Etat devrait aider ceux qui veulent rentrer chez eux, financer les fermiers qui veulent travailler, au lieu de faire des discours et de dépenser l'argent dans des projets de luxe à Sarajevo", estime Fadil. "Si nous ne pouvons pas recommencer à travailler, qui va fournir du lait et des légumes aux habitants de Sarajevo?"
Question lait et légumes, Fadil et Ana n'ont pas de soucis: ils se fournissent chez leurs voisins serbes, en attendant de pouvoir se remettre eux-mêmes à cultiver. La cohabitation ethnique n'a l'air de poser de problèmes à personne dans ces petits villages de montagne.
Boro parait même un peu intrigué par les questions: "Pourquoi est-ce que je verrais un inconvénient à ce que les Musulmans reviennent? Il y avait 40% de Musulmans dans la région de Pale avant la guerre. Et la guerre est finie".
Pourtant les Musulmans qui ont fui le fief de Karadzic et autres stratèges de l'épuration ethnique hésitent encore à faire le pas. L'ONU a récupéré et partiellement restauré 7 maisons de Musulmans à Hotocina et 28 dans le hameau voisin de Bogovici. Mais à ce jour seul Fadil et sa femme, dit-il lui-même, sont revenus y habiter en permanence.
lmt/via eaf



France-La procédure du Conseil de la concurrence jugée illégale
PARIS, 5 octobre - La Cour de cassation a jugé mardi que la procédure du Conseil de la concurrence était illégale parce qu'elle violait la Convention européenne des droits de l'homme. 
La chambre commerciale de la juridiction suprême a en conséquence annulé les sanctions prononcées en 1995 par le Conseil de la concurrence contre 24 entreprises de BTP pour des ententes illicites, en particulier sur les marchés du pont de Normandie, du TGV-Nord et du TGV-Rhône-Alpes. 
La cour de cassation estime que la procédure du Conseil de la concurrence viole le droit à un "procès équitable" reconnu par la Convention européenne des droits de l'homme parce que le conseiller "rapporteur", qui a instruit le dossier, a participé aussi au délibéré. 
En revanche, les arguments selon lesquels la non-publicité des audiences et l'absence d'égalité entre les parties violaient aussi le droit à un procès équitable n'ont pas été retenus. 
L'affaire a été renvoyée à la Cour d'appel de Paris pour être rejugée. Les pénalités financières imposées aux entreprises allaient de quelques millions de francs à la somme record de 149 millions de francs pour Bouygues. (Paris: 12050.PA - actualité) . /TL/EJ 
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Allemagne-chemins de fer: le Transrapid "pas sûr" d'être construit, selon le ministre des transports
BERLIN, 19 sept (AFP) - Le gouvernement allemand est décidé à réaliser mais sur une seule voie le projet très contesté du Transrapid, train à sustentation magnétique, mais sa construction n'est "pas encore sûre", a déclaré dimanche le ministre sortant des transports Franz Muentefering.
"Ce n'est pas sûr", les entreprises engagées dans le projet doivent encore donner leur aval, a-t-il dit sur la chaîne de télévision publique ZDF.
Cette technologie ne devrait finalement être développée que sur une seule voie, entre Berlin et Hambourg, "ligne de référence", avait indiqué jeudi soir M. Muentefering, qui s'apprête à quitter ses fonctions pour occuper le nouveau poste de secrétaire général du parti social-démocrate.
Les Verts, opposés depuis toujours au projet, avaient fait inscrire en octobre 98 dans le programme de gouvernement l'engagement de cesser tout financement public du Transrapid au-delà des 6,1 milliards de marks (3,12 milliards d'euros) initialement prévus pour deux voies.
Or construire deux voies coûterait finalement plus de 9 millliards de marks (4,6 milliards d'euros), selon Franziska Eichstaedt-Bohlig, responsable des transports chez les Verts, études à l'appui. N'en construire qu'une avec un budget prévu à l'origine pour deux est une mascarade, a-t-elle estimé.
Depuis vendredi, les Verts ont fait bloc pour renforcer leur opposition au projet. Construire le Transrapid sur une voie "n'est pas un sauvetage, c'est un enterrement de 2ème classe", a estimé la co-présidente des écologistes, Antje Radcke.
Le Transrapid, qui en théorie "planerait" à 450 km/h sur une voie magnétique sans contact avec le rail de guidage, est présenté comme un bijou de la technologie allemande. Les Verts préféreraient développer le réseau des trains à grande vitesse sur voies classiques, alors que certains industriels allemands souhaiteraient en faire un étendard de la technologie allemande à l'étranger.


Mondial 2006 - Enveloppe supplémentaire pour le Maroc
RABAT, 15 sept (AFP) - Le Maroc a annoncé, mercredi, qu'il allait consacrer une partie de l'excédent de l'enveloppe financière générée par la vente de la 2e licence GSM, à la construction des infrastructures sportives dans le but de soutenir sa candidature pour l'organisation du Mondial 2006, a-t-on appris de source officielle.
Cette deuxième licence GSM a été vendue en juillet à un consortium hispano-portugais-marocain Médi Telecom pour près de 1,1 milliard de dollars contre environ 400 millions de dollars attendus.
Dans ce contexte, le roi Mohammed VI a reçu mercredi ses ministres des Finances et des Sports, respectivement Fathallah Oualalou et Ahmed Moussaoui, auxquels il a donné ses "instructions" pour qu'"une partie de cet excédent" aille à "la construction ainsi qu'à la rénovation des infrastructures sportives et hôtelières" en vue de "soutenir la candidature du Royaume du Maroc", a-t-on précisé de même source.
Le montant précis qui sera alloué à ces projets n'a toutefois pas été précisé.
Cette décision royale, estime-t-on dans les milieux sportifs marocains confirme le grand intérêt du souverain à l'égard de la candidature de son pays et son attachement aux côtés de son peuple pour que le Mondial 2006 puisse être organisé au Maroc.
En décidant d'octroyer des fonds supplémentaires, le jeune souverain, a-t-on noté de même source, vient de donner une nouvelle dynamique à la candidature marocaine et de renforcer l'optimisme de la commission Maroc 2006 que préside Driss Benhima.
Le haut-commissaire a reconnu mardi soir lors d'une émission télévisée que le dossier de son pays devrait d'ores et déjà s'attaquer à la question des moyens financiers nécessaires à l'exécution du cahier de charges de la FIFA.
M. Benhima a indiqué à ce sujet que son pays pourrait recourir à des crédits étrangers auprès notamment de la Banque mondiale et de la Banque européenne d'investissement.
Outre le Maroc et l'Afrique du sud, l'Angleterre, l'Allemagne et le Brésil sont en course pour l'organisation du Mondial 2006.


Tchernobyl - Des Européens construiront l'usine de retraitement
KIEV, 16 septembre - Un consortium de trois sociétés européennes - française, belge et italienne - ont signé un contrat avec l'Ukraine pour la construction d'une usine de retraitement et de stockage des déchets radioactifs provenant de la centrale nucléaire de Tchernobyl. 
Le consortium est formé par le belge Belgatom, l'italien Ansaldo Nucleare et le français SGN, filiale de la Cogema. L'usine aura d'ici 2001 la capacité de retraiter ou de stocker 23.000 mètres cubes de déchets radioactifs liquides. 
Le directeur de la compagnie nationale ukrainienne Energoatom, Myrkol Dudchenko, a précisé lors d'une conférence de presse que ce contrat de 17,4 millions d'euros (18 millions de dolars) permettrait à son pays de tenir sa promesse de fermer la centrale de Tchernobyl. 
La construction de l'usine sera financée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) dans le cadre d'un programme destiné à renforcer la sécurité des sites nucléaires d'Europe orientale. /DR 
REUTERS 


Russie-Le responsable chargé de l'enquête Mabetex a été muté
MOSCOU, 3 septembre - Le responsable russe chargé de l'enquête judiciaire sur l'affaire Mabetex - du nom de cette société suisse de BTP accusée d'avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants du Kremlin en échange de contrats lucratifs - a été muté, ont annoncé les collègues de Georgy Tchouglazov au bureau du procureur de Russie. 
L'intéressé devait en principe se rendre cette semaine en Suisse pour évoquer l'affaire Mabetex avec les autorités helvétiques. Mais son déplacement a été annulé bien qu'un autre enquêteur chargé d'examiner d'autres affaires de recyclage d'argent sale ait effectivement fait le voyage. 
Vendredi, le personnel du service des recherches du bureau du procureur général de Russie a fait savoir que Tchouglazov ne travaillait plus dans ce département mais ailleurs. Ses anciens colègues ont refusé de dire où exactement ou comment le joindre. 
Prié de dire qui s'occupait désormais de l'affaire Mabetex, un employé a répondu: "Tout est actuellement en cours de changement, et je ne peux rien vous dire". 
La porte-parole du procureur n'était, elle, pas joignable. 
En juillet, les autorités helvétiques avaient annoncé enquêter sur des comptes bancaires liés à des responsables russes et qui pourraient établir que des commissions occultes ont été versées par Mabetex en vue d'obtenir de juteux contrats de construction. 
En août, le quotidien milanais Corriere della Serra avait affirmé que Mabetex ou son directeur, Beghjet Pacolli, avaient donné des cartes de crédit au président Boris Eltsine et à ses deux filles et transféré un million de dollars sur un compte en Hongrie utilisé par Eltsine. 
Le Kremlin, Mabetex et Pacolli ont tous nié avoir commis des irrégularités. Aucune charge criminelle n'a, pour le moment, été déposée en Suisse ou en Russie. /JLF 


Le Japon construit un simulateur pour faire trembler les constructions
TOKYO, 1er sept (AFP) - Le Japon a commencé cette année la construction d'un simulateur reproduisant les secousses d'un tremblement de terre de forte magnitude afin d'éviter des effondrements meurtriers de bâtiments similaires à ceux qui se sont produits en Turquie. 
Ce centre d'essai, présenté comme "le plus important au monde" pour la prévention des séismes, devrait entrer en opération en 2005 à Miki, à quelques kilomètres de Kobe, la vaste cité portuaire touchée en 1995 par un tremblement de terre qui avait fait 6.400 morts. 
La construction de ce centre d'essai est "essentielle" car "les ingénieurs n'ont jamais eu l'occasion d'assister en direct à la destruction de bâtiments lors d'un tremblement de terre", a expliqué Tsuneo Katayama, directeur-général de l'Institut national de recherche pour la sciences de la terre, en charge du dossier. 
L'installation comprendra une "table de simulation" de 20 m sur 15, capable de soumettre, grâce aux mouvements de cylindres en acier, à de très fortes secousses une structure de 1.200 tonnes et de quatre étages. Le coût de sa construction est évalué entre 40 à 50 milliards de yens (entre 330 et 420 millions d'euros). 
"En effectuant des tests en grandeur nature puis en améliorant les normes de construction, on peut fortement limiter le nombre de victimes lors d'un violent séisme", a affirmé M Katayama. De nombreuses personnes sont mortes dans les incendies consécutifs au tremblement de terre à Kobe ou ensevelies sous les décombres des immeubles qui se sont effondrés comme des châteaux de carte lors du récent séisme turc. 
jri/pt tf 


 

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