ARCHITECTURE


- Concours régional d'architecture dans le Limousin
- L'association Droit au logement reçue Par Jean-Claude Gayssot 
- Le génie délirant de "Gaudi"
  
- Chantiers à Quétigny
- La plus grande grande roue du monde s'élève au dessus de Londres
- Ville du Mans:construction d’un musée d’archéologie et d’histoire
- Israël-La future mosquée de Nazareth continue à faire des vagues
- Agglomération de Poitiers:établissement d'enseignement secondaire Camille-Guérin
- Eurodomotique 99
- La célèbre Tate Gallery de Londres se dédouble pour l'an 2000
- Le dernier tome de l' "Histoire de l'architecture française" est paru.
 
- Forum international de la jeune architecture
-
Salon international de l'architecture  
- Concours d'architecture à l'Académie des Beaux Arts
- Le budget de la Culture en hausse sans atteindre le 1 % symbolique
- Comment humaniser les villes du futur ?
 
- Architecture: Peut-on vivre dans une cafetière?
- Renaissance d'une merveille de l'antiquité
- Marchés publics: procédures d'infraction contre la France et l'Italie  

 


Concours régional d'architecture dans le Limousin  
Au cours de la dernière assemblée générale du Conseil régional de l'Ordre des architectes à la fin du mois de novembre, il a été décidé la création de huit récompenses concernant une première oeuvre, une carrière, une réalisation ou une réhabilitation, que ce soient sur des chantiers publics ou privés en 2000.



L'association Droit au logement reçue Par Jean-Claude Gayssot 

PARIS (AP) -- Une délégation de Droit au logement (DAL) a été reçue mardi en début d'après-midi par Jean-Claude Gayssot, et a soumis au ministre les cas d'une quarantaine de familles défendues par l'association qui ont été expulsées cette année, à Paris et en région parisienne. 
Selon Jean-Baptiste Eyraud, président de DAL, le ministre des Transports et du logement s'est engagé à transmettre les cas des familles ``aux préfets concernés en vue d'un relogement''. 
L'association souhaitait également obtenir des réponses de M. Gayssot au sujet des problèmes de logement des familles à bas revenus, de ``la reprise de la spéculation immobilière'', ou encore de ``l'augmentation du nombre de logements vides'', d'après Jean-Baptiste Eyraud. 
``En gros, le ministre nous a répondu 'à étudier''', a-t-il affirmé à l'issue de l'entrevue d'une durée d'une heure et demie. 
L'association a décidé d'organiser, le 21 novembre à Paris, une manifestation pour la réquisition des logements vides. Le cortège quittera la place de la Bastille à 14h pour se rendre jusqu'au ministère des Transports et du Logement, boulevard Saint-Germain dans le quartier de l'Assemblée nationale.


 
 Le génie délirant de "Gaudi"

PARIS, 18 oct (AFP) - Architecte, paysagiste, sculpteur, peintre et céramiste, acteur d'un naturalisme délirant, le Catalan Antonio Gaudi (1852-1926), fait l'objet d'une importante biographie sous la plume de son élève Joan Bergos, parue chez Flammarion.
De la Casa Vicens à l'église de la "Sagrada Familia", en passant par la Casa Mila ou le Parc Guell, l'auteur, dans un texte touchant d'admiration pour son maître, en retrace l'oeuvre barcelonaise et la philosophie par le menu.
L'ouvrage est illustré par des croquis et plus de 310 photographies en couleur, dans lesquelles Marc Llimargas, lui-même architecte, souligne des détails - ferronneries, voûtes, gargouilles - qu'un oeil, même exercé, ne peut pas toujours déceler.
Du jeune Antonio dont "la croissance difficile lui valut un allaitement prolongé", à l'homme quasi mystique qui meurt à 74 ans, renversé par un tramway, on suit le cheminement d'une oeuvre puissante et d'une pensée non conformiste.
Lié aux milieux intellectuels et artistiques de la "renaissance catalane", Gaudi se passionne - comme on le fait en France avec Viollet-le-Duc ou en Angleterre avec le mouvement des préraphaélites et des symbolistes - pour l'architecture médiévale. Il décide de "moderniser l'art gothique", sans négliger l'apport de l'Orient (qu'évoquent Gustave Moreau ou Flaubert), avec ses motifs byzantins, musulmans ou mudéjars.
Naît alors un style personnel stupéfiant, une architecture où tout est décor, sculpture, poème plastique. Gaudi adopte de plus en plus un décor végétal et animal, inspiré d'éléments naturels - arbre, coquille, vague.
A voir ces ondulations serpentines, ces toits dont les ardoises sont autant d'écailles de céramique, ces fenêtres comme des bouches aux lèvres de pierre, ou ces flèches d'église totémiques surmontées de croix rouges et dorées, le vertige nous saisit. Le génie délirant confine presque au mauvais goût.
Mais, avec ses piliers obliques, ses colonnes hélicoïdales, ses arcs paraboliques, ce représentant d'un baroque tardif, maître de l'Art nouveau, est aussi un génie de l'équilibre architectural.
("Gaudi", par Joan Bergos, Flammarion, 320 pages, 375 F).

L'association Droit au logement reçue Par Jean-Claude Gayssot 
PARIS (AP) -- Une délégation de Droit au logement (DAL) a été reçue mardi en début d'après-midi par Jean-Claude Gayssot, et a soumis au ministre les cas d'une quarantaine de familles défendues par l'association qui ont été expulsées cette année, à Paris et en région parisienne. 
Selon Jean-Baptiste Eyraud, président de DAL, le ministre des Transports et du logement s'est engagé à transmettre les cas des familles ``aux préfets concernés en vue d'un relogement''. 
L'association souhaitait également obtenir des réponses de M. Gayssot au sujet des problèmes de logement des familles à bas revenus, de ``la reprise de la spéculation immobilière'', ou encore de ``l'augmentation du nombre de logements vides'', d'après Jean-Baptiste Eyraud. 
``En gros, le ministre nous a répondu 'à étudier''', a-t-il affirmé à l'issue de l'entrevue d'une durée d'une heure et demie. 
L'association a décidé d'organiser, le 21 novembre à Paris, une manifestation pour la réquisition des logements vides. Le cortège quittera la place de la Bastille à 14h pour se rendre jusqu'au ministère des Transports et du Logement, boulevard Saint-Germain dans le quartier de l'Assemblée nationale. 


Chantiers à Quétigny
La ville de Quétigny est l'objet de grands travaux qui devraient changer la physionomie de l'agglomération dijonnaise. 
En tête de liste arrive le "multiplexe", un complexe cinéma et culture qui pourrait ouvrir ses portes dans le courant de l'été. Il proposera au total douze salles dont une aménagée spécialement pour d'autres usages organisés par le service culturel municipal.
Autre vaste opération : le quartier des allées Cavalières. Cette nouvelle zone d'habitation, qui s'étirera à l'est de la ville, devrait comprendre 350 à 400 pavillons sur une surface totale de 34 hectares. Son principe réside dans une urbanisation peu densifiée pour privilégier la qualité de vie. L'espace public sera organisé et structuré par des plantations : 1 400 arbres sont prévus pour agrémenter coulées vertes et allées. Pour favoriser l'accès à la propriété des jeunes couples, la mairie s'est fixée comme objectifs une acquisition à des prix non spéculatifs des terrains et un contrôle direct des coûts d'aménagement par la collectivité qui en assurera la maîtrise d'ouvrage et la maîtrise d'oeuvre. L'enquête publique relative au plan d'aménagement de la zone a commencé aux mois de septembre-octobre. Les terrains seront viabilisés et commercialisés par l'intermédiaire des constructeurs partenaires à partir de 2000.
Quétigny a également dans ses tiroirs la construction d'une nouvelle gendarmerie entre la chaufferie et les jardins familiaux, en direction de Couternon. Les études et projets seront entamés en l'an 2000. Au coeur du parc Henry-Détang, un futur équipement pour le troisième âge devrait voir le jour. Ce projet de résidence-logements de 30 appartements de 50 mètres carrés et d'une maison de retraite médicalisée fait l'objet d'un concours d'architectes.



La plus grande grande roue du monde s'élève au dessus de Londres

LONDRES, 17 octobre - Big Ben n'est désormais plus la seule à régner sur l'horizon londonien. La plus grande grande roue du monde - qui culmine à 135 mètres d'altitude - s'est finalement élevée samedi soir sur les rives de la Tamise. 
Une première tentative avait échoué en septembre en raison d'un problème de câbles. Malgré ces retards, les organisateurs de l'attraction estiment qu'il est toujours possible d'être prêt pour le dernier réveillon du siècle dont la roue devait être l'une des attractions-phare. 
Selon l'architecte de la roue, David Marks, il fallait fêter le passage du millénaire dans un monument qui n'était pas statique. 
Une fois montées les 1.500 tonnes de structures métalliques et de vitres et les petites nacelles, fabriquées en France, il faudra trente minutes pour faire le tour complet de la roue. Le projet a coûté 20 millions de livres (33 millions de dollars) et a de nombreux détracteurs, selon qui la roue est une digrâce pour les yeux. 
Un peu plus loin, sur les bords de la Tamise, un autre monument de l'an 2000 est presque terminé: le dôme du millénaire, un immense parapluie blanc sous lequel pourront prendre place 12.000 personnes et qui a coûté plus d'1,2 milliard de dollars. Le dôme abritera quatorze zones dans lesquelles les visiteurs pourront déambuler entre "Foi", "Planète" ou encore "Esprit" et "Corps". /LBR 

Ville du Mans:
construction d’un musée d’archéologie et d’histoire
Le conseil municipal du Mans vient de voter la construction d’un musée d’archéologie et d’histoire en plein cœur de la ville, sur le site d’une ancienne imprimerie, en friche depuis vingt ans.
La ruine, qui dénote avec les bâtiments restaurés du centre du vieux Mans, avait été achetée en 1998 par la mairie, avec l'objectif d'y installer le musée d'archéologie et d'histoire. Les murs principaux et l'aspect général de l'ancienne imprimerie seront conservés.
Ce musée représente un investissement de quelque 85 MF. Le projet prévoit un l'installation d'ensemble de trois niveaux d’expositions sur plus de 3.000m², l’aménagement de salles de travail, de documentation pour chercheurs et universitaires, ainsi qu’un auditorium et une cafétéria. Le musée permettra à la ville d’exposer au public des collections allant de la préhistoire au XVe siècle, que les musées du Mans ne peuvent montrer, faute de place. L'ouverture du musée est prévue en 2003. 



Israël-La future mosquée de Nazareth continue à faire des vagues

JERUSALEM, 19 octobre - Le patriarche catholique romain de Terre Sainte, Michel Sabbah, a protesté auprès du président Ezer Weizman contre la décision "discriminatoire" de l'Etat juif d'autoriser la construction d'une mosquée à côté du de la basilique de l'Annonciation à Nazareth. 
Dans un lettre dont Reuters a pris connaissance mardi, Mgr Sabbah implore le président d'Israël d'intervenir pour faire annuler cette décision "qui récompense un agresseur et punit une victime", constituant aussi "une véritable discrimination de la part de l'Etat d'Israël contre ses citoyens chrétiens". 
Le gouvernement travailliste d'Ehud Barak a donné mercredi son feu vert à la construction de la mosquée réclamée depuis longtemps par les habitants de Nazareth, la plus grande ville arabe d'Israël, sur un terrain de l'administration des biens islamiques (Waqf) situé face au sanctuaire chrétien où la tradition veut que l'Archange Gabriel apparut à Marie. 
Le Vatican, dont le nonce à Jérusalem avait déjà dénoncé dix jours plus tôt un projet "provocateur", s'est déclaré aussitôt préoccupé par une initiative qui "n'aide pas à la préparation d'un possible pèlerinage du Saint Père" à ce sanctuaire" lors du voyage qu'il envisage de faire en mars prochain en Terre Sainte. 
Mgr Sabbah affirme que l'autorisation de construire une mosaue sur un petit terrain comprenant le tombeau de Chehabeldine, neveu de Saladin, qui chassa les Croisés de Terre Sainte il y a huit siècles, "légimitime et approuve toutes les menaces, insultes et agressions menées à ce jour contre les chrétiens par le groupe islamique". Le prélat a "déploré ce détournement de la religion à des fins politiques". /MD 





Agglomération de Poitiers:
établissement d'enseignement secondaire Camille-Guérin
La semaine dernière, enseignants et élèves se sont réunis en présence d’Elizabeth MORIN, vice-présidente du Conseil régional, et Jacques FRIZON, proviseur du lycée, afin de présenter les plans des nouveaux équipements de l'établissement d'enseignement secondaire Camille-Guérin. Claudine GAUDIN, du cabinet “Duclot architecte associés”, était également présente afin de présenter le nouveau centre d’information et de documentation (CDI) ainsi que la salle polyvalente.
Comptant 1400 élèves, ces rénovations sont nécessaires afin de “requalifier les zones de vie en dehors des cours”, indique Claudine GAUDIN. Ces travaux devraient être terminés au printemps 2001 alors que la rénovation du rez-de-chaussée, de la salle des profs, de la zone administrative et du foyer des élèves seront prêts pour la rentrée 2001. Financés par la région à hauteur de 13 MF, le montant des travaux sera réparti de la manière suivante : 6,575 MF pour le CDI et 6,5 MF pour la salle polyvalente, sachant que cela englobe également les dépenses pour la resructuration du rez-de-chaussée. 





Eurodomotique 99

Organisé par l'Association Pour les Maisons du Futur, APMF, avec le parrainage de Madame Marylise Lebranchu, Secrétaire d'Etat aux Petites et Moyennes Entreprises, de Monsieur Christian PIERRET, Secrétaire d'Etat à l'Industrie et le soutien de la Commission Européenne EURODOMOTIQUE 99 se présente sur deux journées internationales consacrées à des échanges interprofessionnels de haut niveau et à une exposition. 
Cet événement est l'occasion de présenter les dernières technologies en matière de domotique, d'immotique, ou de ville intelligente : l'art de vivre aujourd'hui et demain. 
Au-delà d'un congrès de réflexion et d'échange, cette manifestation est une concertation utile au service des industriels, des Associations, des élus, des consommateurs pour une meilleure gestion de l'avenir de notre quotidien.
Bruno de Latour, Président de l'APMF et Commissaire général d'Eurodomotique 99, a présidé les réunions du Comité Scientifique en juin et en juillet pour définir et valider les contenus et le bon déroulement scientifique et technique de l'événement.
Principales thématiques abordées :
- "Les industriels face au nouveau marché des "Espaces de vie intelligents " 
avec le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), EDF, France Télécom, et Microsoft Europe.
- Philips va dévoiler les résultats d'une enquête interne : "Digital Home" ; La maison numérique sera, en effet au coeur des débats. Une réalité pour le vice-président Europe de la société américaine ECHELON. Un projet pour le début du troisième millénaire conduit par André Santini, Ancien Ministre, Député-Maire d'Issy-les Moulineaux, avec sa "Cité Numérique". Autre exemple : le projet de ville intelligente Cyber Jaya, en Malaisie.
- Identifier les enjeux et tendances de ces nouvelles technologies appliquées au domicile, sera le thème de l'intervention du Gartner Group.

- Nouveaux services interactifs, nouvelles formes de commerce à domicile, télésanté, télémaintenance, télésécurité ... sont quelques-uns des nombreux thèmes abordés pendant ces deux journées d'EURODOMOTIQUE 99 ; avec un éclairage sociologique apporté par le sociologue Francis Balle, de l'université Paris II.

Bernard Vergnes, Président (Microsoft Europe) , Frédéric Charron (IBM), Olivier Cognet (CISCO), John Gage, Chief Researcher (Sun Microsystems), Daniel Lecomte (Alcatel), Jean-Michel Billaut (L'Atelier de la Compagnie Bancaire),... sont parmi les intervenants. René Monory, Président du Conseil Général de la Vienne, ouvrira le congrès. Jean-Pierre Raffarin, Président du Conseil Régional Poitou-Charentes, ancien Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, le clôturera.
L' espace exposition permettra de découvrir l'actualité de ce marché et les nombreuses innovations en terme de produits et de services. Les principaux acteurs, français et étrangers y participeront.
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTION ON LINE : http://www.eurodomotique99.com
(Paiement sécurisé KLELine)
Le site EURODOMOTIQUE 99 diffuse actuellement toutes les informations relatives à l'événement : conférences, partenaires, intervenants, exposition, logistique, accueil, hôtellerie, transport...).
Service réservation : 05 49 88 88 49
Liste des membres du Comité Scientifique et des principaux partenaires sur le site.
Pour toute information complémentaire :
Brigitte Jaillard tel. 01 47 31 58 93 Fax : 01 47 31 53 82 Email :bja.com@wanadoo.fr


La célèbre Tate Gallery de Londres se dédouble pour l'an 2000
LONDRES, 8 oct (AFP) - Londres, qui entend devenir l'un des phares des festivités de l'an 2000, inaugurera au printemps prochain un musée d'art moderne de grande envergure, baptisé "Tate Modern", construit pour plus de 200 millions d'euros dans le cadre des chantiers du nouveau millénaire. Trop à l'étroit dans ses bâtiments centenaires, la célèbre Tate Gallery londonienne a choisi de se dédoubler, transportant son immense collection d'art moderne dans une ancienne centrale électrique de Bankside, située un peu plus loin sur la rive sud de la Tamise. Parallèlement, la Tate Gallery créée en 1897, qui accueille actuellement plus de deux millions de visiteurs chaque année, sera elle aussi modernisée et rebaptisée "Tate Britain" : elle se concentrera sur l'art britannique du XVIème siècle à nos jours. Pour abriter dignement les milliers d'oeuvres de la "Tate Modern", qui entend concurrencer à terme des musées aussi illustres que le centre Pompidou à Paris ou le musée Guggenheim à New York, la monumentale centrale de Bankside a été modernisée et transformée, au prix d'un gigantesque chantier. Mais le cabinet d'architectes suisse Herzog et de Meuron a pris soin de conserver l'intégralité de la vieille usine électrique de briques rouges. Afin d'agrandir la surface d'exposition (14.000 mètres carrés), il a surmonté l'usine d'une structure de verre la dotant de deux étages supplémentaires. L'entrée dans la salle principale s'effectuera dans le gigantesque hall de 150 m de long et 30 de haut qui abritait dans le passé les turbines. La création du musée d'art moderne s'inscrit dans le cadre d'un programme de régénération du quartier de Southwark, où il est implanté. Un nouveau pont, le premier bâti dans le centre de Londres depuis plus d'un siècle, reliera le Tate Modern à la cathédrale Saint-Paul qui lui fait face, permettant de désenclaver Southwark et développer le tourisme sur la rive sud de la Tamise. Le Tate Modern sera également reliée à la Tate Britain par un réseau de navettes routières et fluviales. Selon les responsables de la Tate, les deux musées, où l'entrée sera gratuite, devraient attirer au total quatre millions de visiteurs tous les ans. La modernisation des deux musées ne sera pas seulement architecturale, elle se fera aussi dans les esprits. Finies les interminables expositions d'oeuvres dans l'ordre chronologique de la Tate Gallery, Tate Britain et Tate Modern vont adopter une approche thématique, plus dynamique et permettant de mettre en perspective l'évolution des démarches artistiques à travers les âges. Deux tableaux séparés par plusieurs siècles mais illustrant un même thème pourront ainsi être admirés côte-à-côte, pour mieux "regarder le passé à la lumière d'aujourd'hui". Le Tate Britain ouvrira ses portes le 24 mars 2000, avec "Ruskin, Turner et les Pré-Raphaëlites". Le Tate Modern suivra le 12 mai, avec une exposition consacrée à Louise Bourgeois, sculpteur américaine d'origine française qui a notamment étudié avec Fernand Léger.
ban/cb/ff eaf
http://www.spiral.org/architects/herzog.html

Le dernier tome de l' "Histoire de l'architecture française" est paru
PARIS, 7 oct (AFP) - L'ouvrage "De la Révolution à nos jours", par François Loyer (Grand Prix National de la Culture 1999 pour le Patrimoine), publié par les Editions du Patrimoine et Mengès, achève la rétrospective consacrée à l'"Histoire de l'Architecture française", qui fait autorité en France. Le premier tome, "Du Moyen Age à la Renaissance", était paru aux mêmes Editions sous la plume de Alain et Anne Bénédicte Erlande-Brandenburg et le deuxième, "De la Renaissance à la Révolution", sous celle de Jean-Marie Pérouse de Montclos. Pour François Loyer, directeur de recherche au CNRS, "la révolution industrielle n'a pas seulement élargi le domaine de l'architecture - elle touche désormais l'habitat, l'urbanisme ou le paysage -, ni renouvelé ses techniques grâce à l'emploi systématique du fer et du verre, puis du béton et de l'acier". "Elle en a, souligne-t-il, radicalement modifié le rôle. Il ne lui suffit plus d'être monumentale, de célébrer les institutions par le luxe et la pérennité. Elle traduit des ambitions opposées, dont la rivalité signifiera les enjeux de civilisation". L'ouvrage de François Loyer se découpe en six parties, allant "de la Révolution à la Restauration" jusqu'"après la Libération", en passant par l'idéologie du monument, l'art industriel, l'art impérial, la Belle Epoque, l'architecture de l'entre-deux-guerres, ou "Les Trente Glorieuses". Des projets d'Etienne-Louis Boullée (1728-1799) à ceux de Renzo Piano, comme l'IRCAM, tous les grands architectes y sont présentés en regard d'une riche iconographie en noir et en couleurs sur papier glacé. François Loyer note que "si illustres qu'en soient les architectes, la France contemporaine n'est pourtant pas seulement le pays du château de Pierrefonds et de l'Opéra-Garnier, de la Tour Eiffel, de la Villa Savoye ou de l'Arche de la Défense".
"Elle est aussi celui des palais de justice et théâtres de province, des immeubles bourgeois et des villas balnéaires, du logement social et même des pavillons de banlieue avant les grands ensembles". ("Histoire de l'Architecture Française, de la Révolution à nos jours", 500 pages, 350 F. En coffret, avec les deux autres tomes (du Moyen Age à la Renaissance, et de la Renaissance à la Révolution) : 900 F.

Forum international de la jeune architecture
Salons & Conférences - Du vendredi 1er octobre 1999 au dimanche 31 décembre 2000 - Paris - (75)
L'Ecole d'Architecture de Paris Val de Marne organise tous les deux ans un forum International de la Jeune Architecture qui accueille une cinquantaine de jeunes architectes dans des ateliers d'été autour du thème" Patrimoine et Création Urbaine ".
Le prochain Forum pour l'an 2000 sera une invitation au voyage adressée à des jeunes architectes pour témoigner d'un état des lieux des villes en Europe et dresser un panorama des mutations urbaines à la fin de ce siècle. Les reportages auront lieu dans quinze villes, une par pays de l'Union Européenne dont Paris.
Des bourses de voyage seront attribuées à des étudiants français en architecture, pour écrire, dessiner un carnet de ville sur des métropoles européennes et des étudiants en provenance d'écoles d'architecture en Europe seront sélectionnés pour effectuer un reportage sur Paris.
Ces carnets de villes pour l'an 2000 traiteront de l'une des thématiques suivantes :
- la recomposition des espaces publics

- lesparcours urbains

- la reconquête des centres

- la création architecturale contemporaine

- les formes du logement

Les lauréats verront leurs carnets édités et une exposition en décembre 2000 permettra de présenter au public un panorama des métamorphoses desmétropoles européennes et des défis urbains de cette fin de siècle.

Ecole d'architecture de Paris Val de Marne Charenton le Pont
Pour en savoir plus ...
Auteurs :
Ecoled'Architecture de Paris Val de Marne / Michèle Tilmont
Production :
Ecole d'Architecture de Paris Val de Marne

Salon international de l'architecture
Salons & Conférences - Du samedi 2 octobre au jeudi 7 octobre 1999 - Paris - (75) Le Salon International de l'Architecture (SIA), de la Grande Arche de Paris - La Défense, s'affirme comme un des grands rendez-vous de la rentrée 99 et comme la plus grande manifestation, ouverte au grand public, consacrée au monde de l'architecture.Ainsi, la 6ème édition du SIA présentera dans sa diversité, les grandes tendances de l'architecture contemporaine dans le cadre de l'environnement quotidien avec la présence de 150 maîtres d'ouvrages, 200 architectes et 250 projets architecturaux... An 2000 oblige, le SIA s'annonce en effet comme le panorama de la ville au 21ème siècle, avec ses réalisations, ses évolutions(réhabilitations, reconversion...) A ce jour parmi les grands projets internationaux retenus et exposés durant la manifestation se trouve entre autre : -l'Hôtel de Ville de Lillebonne de l'architecte Claude Parent; -la médiathèque centrale de Reims du cabinet Jean-Paul Vignier ; -les différentes réalisations de la ville de Sélestat dans le cadre de la réhabilitation du " FrontCulturelle de l'Ill " qui compte la médiathèque de Christian Schouvrey, les " Tanzmatten " de Rudy Ricciotti et l'agence culturelle d'Alsace de François Kieffer ; -lacommunauté urbaine de Cherbourg avec son projet de " Cité de la Mer " conçu par Jean-François Milou ; -le zénith de Rouen de l'architecte Bernard Tschumi ; -lecabinet new-yorkais Kohn Pedersen Fox Associates PC exposant ses toutes dernières réalisations américaines et internationales. Lieu professionnel et grandpublic, lieu de réflexion, de compréhension et d'échanges, le SIA privilégie cette année cinq grands thèmes de débat :'' L'architecture et l'espace virtuel'',''Nouveaux matériaux et conception architecturale'', ''Les entrées de la ville'', ''Culture et architecture : les équipements à vocation touristique et pédagogique'',''Eclairage extérieur : le traitement des espaces publics et privatifs''. Enfin la présence de la jeune génération montante enrichira cette vision internationale de la qualité architecturale.

  Foyer de la grande Arche de Paris - La Défense Paris

Pour en savoir plus ... Auteurs : Jacques Lichnerowicz et Jean-JacquesBravo
Production : France Conventions - Henri Faraut


Concours d'architecture à l'Académie des Beaux Arts
 
L'Académie des Beaux-Arts, qui dépend de l'Institut de France, met au concours son Grand Prix d'Architecture 2000, ouvert aux architectes et étudiants en architecture, de nationalité française, n'ayant pas dépassé 35 ans au 1er janvier 1999.
Le thème choisi cette année est "une université des arts". Trois prix sont décernés, dont le Grand Prix Charles Abella, doté de 140.000 francs (21.343 euros) 
Le règlement est à demander au Secrétariat de l'Académie des Beaux-Arts, 23, quai de Conti, 75270 Paris Cedex 06, uniquement par correspondance, avant le 8 novembre 1999.


La citoyenneté et ses liens avec le patrimoine
PARIS, 14 sept (AFP) - Une trentaine de personnalités - intellectuels, artistes, chercheurs, juristes -, ont tenté de définir la citoyenneté et ses liens avec le patrimoine, à la demande de la direction de l'architecture et du patrimoine.
Leurs réponses à cinq questions précises font l'objet d'un petit ouvrage, "Patrimoine et citoyenneté", publié par France Loisirs à l'occasion des 16e Jounées du patrimoine.
A la question : "Citez cinq lieux-symboles de la citoyenneté ?", le Panthéon fait figure de grand favori avec une douzaine de citations, suivi à égalité par la Place de la Bastille, les écoles, les bureaux de votes (6 citations).
L'Assemblée nationale, quant à elle, le dispute au Mont-Valérien et aux monuments aux morts, à Verdun (4 citations), talonnés par le mur des Fédérés et le cimetière du Père Lachaise, la Place de la République et le stade de France (3).
Parmi les réponses moins classiques, on trouve : les Champs-Elysées, Marseille ("pour l'hymne national"), le monument de Vercingétorix à Alésia, et... le tombeau de la femme du soldat inconnu ("comme lieu virtuel").
A la question : "Citez cinq lieux d'exercice de la citoyenneté aujourd'hui", les mairies l'emportent avec 13 voix, devant l'Assemblée nationale (11), suivie des espaces publics (rue, place, marché, métro), cités neuf fois, des écoles et des palais de justice, ex-aequo avec huit voix.
Les casernes remportent trois citations, la caisse des impôts deux, tandis que la caisse de Sécurité sociale, le commissariat de police et le lieu de travail ne sont évoqués qu'une seule fois.
Parmi les personnalités interrogées, figurent Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Pierre Duport, préfet de l'Ile-de-France et préfet de Paris, Philippe Guglielmi, Grand maître du Grand Orient de France, Nicole Notat, secrétaire générale de la CFDT, Danielle Mitterrand, Jérôme Clément (Arte), les architectes Paul Chemetov, Henri Gaudin et Christian Hauvette, l'artiste plasticien Jochen Gerz, l'écrivain Azouz Begag, ou le Grand Rabbin Joseph Sitruk.
("Patrimoine et citoyenneté", éditions France Loisirs, 128 pages, 49 francs).


Le budget de la Culture en hausse sans atteindre le 1 % symbolique
PARIS, 15 sept (AFP) - Le budget de la Culture (hors audiovisuel) pour l'an 2000 s'établit à 16,039 milliards de francs, en hausse de 329,1 millions (+ 2,1 %) par rapport à la loi de finances votée pour l'exercice 99.
Ce budget, détaillé mercredi par Catherine Trautmann, ministre de la Culture et de la Communication, lors d'une conférence de presse, représente 0,98 % des charges nettes de l'Etat, se rapprochant un peu plus, mais sans l'atteindre, du "1 % symbolique".
Les dépenses de personnel augmentent de 20 %, le fonctionnement courant et les subventions de fonctionnement aux établissements publics de 27 %, les crédits d'interventions de 31 % et les investissements de 22 %.
Ce budget 2000 répond à trois axes prioritaires. Tout d'abord élargir l'accès à la culture, notamment en province. Le spectacle vivant bénéficiera de 80 millions de francs de mesures nouvelles. La gratuité, une fois par mois (du 1er octobre au 30 mai) dans les monuments et sites historiques et l'âge limite de la gratuité relevée de 12 à 18 ans, représentent 15 millions de francs.
Les bourses aux étudiants des écoles d'art et d'architecture s'aligneront sur le régime de l'Education nationale (15 millions).
Deuxième axe : le renforcement des subventions d'investissement aux collectivités locales propriétaires de monuments historiques pour contribuer à la restauration (60 millions de francs). Augmentation de 24,5 % des subventions aux collectivités locales pour la réalisation d'équipements culturels nouveaux. Le but est de parvenir à une parité de crédits de 500 millions de francs entre la province et Paris.
Troisième mesure: la création de 295 emplois en 2000, intégralement destinés à résorber l'emploi précaire, dans les musées, monuments historiques et administrations.
Par secteur, les arts plastiques bénéficient d'une augmentation de 2,3 % en dépenses ordinaires et autorisations de programmes, le spectacle vivant de 4,3 %, le patrimoine et l'architecture de 5 %, les archives de 115 %, le livre de 1,6 %. Seuls les musées accusent une baisse de 6,8 %, justifiée par la fin de la construction de nouveaux établissements.



Comment humaniser les villes du futur ?
PARIS, 2 sept (AFP) - Plus elles grandissent, plus on les redoute: les villes du futur, porteuses de nombreuses angoisses, sont l'objet de toutes les attentions d'architectes et urbanistes, qui se demandent comment les humaniser. 
Le problème se pose notamment pour les "métapoles", gigantesques mégalopoles métastasées, "millionnaires en habitants", qui, selon l'urbaniste François Ascher, "forment des zones discontinues, aux limites incertaines, hétérogènes, donnant lieu aux fragmentations spatiales et sociales". 
Pour Bruno Fortier, architecte et historien de l'architecture, l'"enjeu est d'autant plus important qu'on assiste à un débat très violent entre les architectes "libertaires", qui prônent le minimum d'intervention et ceux qui estiment que la ville doit être pensée et ne pas devenir son propre acteur". 
"Ces ultra-libertaires tiennent un discours +esthétisant+. Pour eux, ce qui est intéressant, c'est la dissonance, l'assemblage hétéroclite d'édifices-objets extraordinaires. Le chaos devient alors le personnage principal", précise-t-il. 
L'architecte Henri Gaudin, auteur d'ouvrages sur la ville, stigmatise ces "ravages de l'égo". 
"On peut parler d'un fossé qui se creuse de plus en plus entre ceux qui souffrent de la fracture sociale, de la solitude, de l'isolement, pour tout dire de l'exclusion et ces architectes qui ne cessent de la construire en théorisant la coupure, en érigeant leur égo", affirme-t-il. 
"Ils prétendent que l'architecture existe en elle-même et pour elle-même, en construisant la maison sans secours de celle d'en face, sans souci des gens, des choses, des arbres, des nuages", ajoute-t-il. 
"Par un tour de passe-passe, souligne Henri Gaudin, ils transforment leur asservissement à la productivité économique, leur insuffisance, leur pensée réductrice, en mouvement esthétique". 
En fait cette néo-avant-garde est le pur produit d'un libéralisme forcené qui détruit "l'être ensemble". 
Bruno Fortier s'alarme de ce que cette pensée "a une grande influence sur les étudiants en architecture et qu'il existe une mafia très unifiée autour de l'idée que la ville ne doit pas être pensée, mais livrée à elle-même". 
"Or, la ville croît plus vite que la démographie. Elle s'installe dans la nature et l'abîme. Il faut d'urgence réfléchir à sa dimension géographique, élaborer la forme urbaine, concevoir pas forcément un projet purement architectural, minéral, mais travailler avec la lumière, le végétal. Voilà le défi de l'an 2000", estime-t-il. 
Pour Henri Gaudin, cela peut se faire, "non pas avec de grands desseins, mais avec des projets ponctuels, parfois microscopiques, sans brutalité, où l'on couture, l'on suture, l'on rénove, comme l'a fait l'architecte Roland Castro à Lorient où comme on le fait à Amiens". 
"Il faut penser la ville, la maison, en terme de relations et non pas d'isolement. Etablir une relation de l'intérieur avec l'extérieur. Du bâti avec le non bâti. Construire un monde où les hommes se connaissent et se reconnaissent. Cela ne demande pas du génie, mais seulement de vouloir être ensemble", assure-t-il. 
ab/cv/dmc/pb t


Architecture: Peut-on vivre dans une cafetière?
PARIS, 2 sept (AFP) - Bunker ou maison de verre? Edifice "décoiffant" ou plutôt discret, fondu dans son environnement? L'habitat de l'an 2000 fait l'objet d'âpres débats entre architectes, tant en France qu'à l'étranger. 
"Il y a un grand fossé, admet Jean-Louis Cohen, directeur de l'Institut français d'architecture, entre les néo-avant-gardistes qui veulent un édifice étonnant, autonome, une sorte de +sculpture habitable+, et ceux qui pensent que la construction doit entrer en sympathie avec son entourage". 
Parmi les premiers, on retrouve notamment les architectes des vagues "Archilab" ou "Anymore", qui, dans leur manifeste, rejettent "l'idéologie moralisatrice d'une architecture planifiée pour le peuple. Exit donc, dans ce mouvement de table rase, le plan, la coupe, la distribution normée". En avant, les "architectures en mouvement, univers liquides, formes échappant à toute perspective, technologies hybrides, mi-matières inertes, mi-peaux vivantes". 
Pour Jean-Pierre Le Dantec, professeur d'architecture à Paris-Belleville, "le propos fondamental des néo-avant-gardistes est de produire des édifices qui soient supposés exprimer, par leur +look+, des objets, des concepts, des tendances actuelles de la société". 
"Cela peut relever du Hi-Tech, avec des édifice clos, autosuffisants, rappelant les formes de boîtes noires que sont les ordinateurs portables, ou des édifices extraordinairement complexes se référant à la science-fiction". 
"Ce peut être, au contraire, souligne Le Dantec, la +dématérialisation totale+, comme si l'espace architectural était une succession d'écrans de verre feuilletés verticaux, façon écrans de télévision. On recherche alors la transparence absolue". 
Du danger d'amalgamer design et architecture 
Dans cette logique des signes et des concepts, un designer célèbre a inauguré récemment à Paris une école d'art symbolisée par un cadre en marbre blanc occupant et occultant toute une façade. Résultat: les occupants n'ont pas de vue sur l'extérieur. Du danger d'amalgamer design et architecture. 
Car pour un certain nombre d'édifices conceptuels, l'habitant ne s'y retrouve pas, ou s'y retrouve mal à l'aise, opprimé par l'absence d'éclairage, des coursives sans fin, des plafonds trop bas, des passerelles vertigineuses, des pièces aux murs de marbre noir, évoquant plus une boîte de nuit qu'un lieu à vivre. 
Rien d'étonnant à cela, puisque dans cette mouvance, le but est d'innover, sans s'apesantir sur la question de l'usage ou de la collectivité urbaine. "Certains architectes pensent même que les habitants sont des gêneurs qui nuisent à l'objet architectural", relève Jean-Louis Cohen. Pour lutter contre les conventions, un architecte américain n'a pas hésité à dresser des poteaux dans une cuisine afin qu'on ne puisse pas y mettre de table. 
Est-ce à dire que l'on peut vivre dans une cafetière géante ? 
"Cette idée est largement battue en brèche par ceux qui, loin d'être fascinés par l'édifice-objet époustouflant et solitaire, ont pour préoccupation l'intégration de l'habitat dans un environnement", répond Le Dantec. 
"Ceux-là, souligne-t-il, ne sont pas contre l'audace ou la complexité. Mais ils jouent sur la spatialité, les volumes, sur l'édifice non pas unique, monumental, mais fragmenté, où les bâtiments sont en rapport les uns avec les autres et où les vides comme les pleins, les extérieurs comme les intérieurs sont pensés architecturalement". 
"Ces Alvaro Siza (Portugal), Renzo Piano (Italie), Frédéric Borel, Henri Gaudin ou Christian de Portzamparc (France) ont en commun une certaine idée de la ville et de l'habitat pensé en fonction de l'usage et du contexte social. En cela, ils ont une conception "humaniste" de l'architecture".


Renaissance d'une merveille de l'antiquité
Le troisième millénaire s'apprête à accueillir une nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie qui succèdera à son illustre grande soeur, là où ont travaillé tant de savants aussi célèbres qu'Euclide, Ptolémée ou Aristote. Prévue pour l'automne 1999, l'inauguration se fera finalement au printemps 2000.
Cette renaissance est l'expression d'une volonté de longue haleine du gouvernement égyptien qui, dès les années 1980, rêve d'un pôle d'éducation et de recherche pour le Moyen-Orient. Quoi de plus normal donc, de raviver la flamme de la connaissance à Alexandrie ? Et c'est ainsi que, neuf ans plus tard, l'Unesco* met sur pied un concours d'architecture qui connaît immédiatement un franc succès. Pour preuve : 1 400 candidatures sont enregistrées, issues de 77 pays. Un cabinet norvégien (Snohetta) emporte finalement le chantier. Le financement, d'environ 200 millions de dollars (1 234 millions de francs français), est assuré pour les deux tiers par l'Egypte, le reste provenant de dons des pays arabes. Et le projet séduit également la communauté internationale ; en Europe, la France s'engage à déployer son système de catalogue informatique - identique à celui de la Bibliothèque Nationale de France (BNF) -, la Norvège à fournir le mobilier et l'Italie à construire un laboratoire de restauration des manuscrits. Le Japon de son côté doit mettre à disposition du matériel audiovisuel.
Cependant la construction de la Bibliotheca Alexandrina, débutée en 1995 dans le centre historique de la ville, ne va pas sans poser de problèmes. Elle conduit bientôt à la mise au jour de vestiges archéologiques qu'il faut alors répertorier. Pleins d'espoir, les plus enthousiastes souhaitent y voir les restes de l'ancienne bibliothèque. Mais les fouilles ne révèleront finalement que quelques mosaïques sans rapport avec la légendaire bibliothèque.
Une nouvelle bibliothèque, pour quoi faire ?
"Un peu comme au temps de l'ancienne bibliothèque, le nouveau bâtiment se veut être un phare de la connaissance en Méditerranée", ambitionne Richard Holmquist, du service de Liaison Bibliothèque Alexandrie à L'Unesco. Comme la BNF, il comprendra une section ouverte au grand public et une autre réservée à la recherche universitaire. En effet, il s'agit d'éviter la dispersion des étudiants arabes qui, faute de structures d'accueil adéquat, s'expatrient aux Etats-Unis et en Europe pour terminer leurs études. "Mais l'idée d'origine reste de créer un lieu d'échange entre l'occident et le monde arabe", souligne Richard Holmquist.
A terme, la Bibliotheca Alexandrina proposera l'accès à 8 millions d'ouvrage, répartis au sein de différents départements comme ceux des sciences humaines, de la culture ou de la religion. "Il est vrai que les sciences humaines occuperont une situation privilégiée dans la structure de la bibliothèque, poursuit Richard Homlquist, mais les sciences dites "dures" y auront aussi leur place". Alexandrie retrouvera-t-elle son ancien titre de capitale des lettres et des sciences ? L'avenir nous le dira.



Marchés publics: procédures d'infraction contre la France et l'Italie
La Commission européenne a décidé d'émettre des avis motivés (deuxième étape de la procédure d'infraction prévue par l'article 169 du Traité l'UE) contre la France et l'Italie pour violation des dispositions des règles communautaires imposant l'ouverture et la mise en concurrence des marchés publics de services. Les infractions concernent différents concours d'architecture lancés par le Conseil général du département français de la Réunion et les contrats pour la maintenance, la gestion et le développement du système informatique intégré de la Comptabilité générale de l'Etat et de la Cour des comptes en Italie. En l'absence de réponse satisfaisante dans un délai de deux mois suivant réception par l'Etat membre en question d'un avis motivé, la Commission pourrait saisir la Cour de justice européenne. Ces cas résultent des plaintes adressées à la Commission par des entreprises lésées par des décisions d'attribution des marchés. 
France - concours d'architecture par le Conseil général de la Réunion
Après avoir obtenu une première fois en 1995 l'annulation de plusieurs concours d'architecture présentant des irrégularités graves, la Commission a été saisie d'une nouvelle plainte mettant en cause différents concours d'architecture lancés par le Conseil général de la Réunion. D'une manière générale, le pouvoir adjudicateur semble s'être écarté du principe d'égalité de traitement entre les candidats prévu par l'article 3 § 2 de la directive marchés publics de services (92/50/CEE). Les deux titulaires des quatre concours critiqués sont liés à l'un des membres du jury en violation de l'article 13§6 de la même directive, qui prévoit l'indépendance du jury (l'un d'entre eux est même membre de droit du jury). Le pouvoir adjudicateur du dernier concours a écarté certains candidats au motif qu'ils avaient déjà été sélectionnés dans des procédures précédentes, ce qui n'est pas compatible avec l'exigence posée par le paragraphe 5 de l'article 13 de la directive, selon lequel les critères de sélection doivent être clairs et préétablis. L'un des projets retenu était en infraction avec le plan d'occupation des sols qui a été corrigé a posteriori en violation du principe d'égalité de traitement. 
Ne jugeant pas satisfaisantes les explications fournies par les autorités françaises à sa première demande de renseignements, elle leur a, dans un premier temps, adressé une lettre de mise en demeure le 17 septembre 1997. Après avoir examiné leur réponse du 5 décembre 1997, la Commission a décidé l'envoi d'un avis motivé aux autorités françaises pour infraction aux dispositions de la directive 92/50/CEE. 
La Commission demandera aux autorités françaises de mettre fin à ces procédures et de prendre les mesures destinées à assurer une réelle ouverture à la concurrence des concours d'architecture à la Réunion et pourrait décider de saisir la Cour de Justice si ces mesures n'étaient pas adoptées. 
Italie - services informatiques pour la Comptabilité générale de l'Etat
La Commission a décidé d'émettre un avis motivé à l'égard de la République italienne pour violation des dispositions de la directive marchés publics de services (92/50/CEE) et en particulier de son article 11. Cet avis motivé concerne les contrats pour la maintenance, la gestion et le développement du système informatique intégré de la Comptabilité générale de l'Etat/Ministère du Trésor ('Ragioneria generale dello Stato') et de la Cour des comptes. 
Le manquement résulte du fait que ces contrats, conclus originairement en 1987 et 1988, ont été reconduits à plusieurs reprises avec la même société (qui est détenue par le Ministère du Trésor), sans appel à la concurrence, alors que les circonstances prévues par l'article 11 de la directive 92/50/CEE qui seules justifient le recours à la procédure négociée n'étaient pas présentes. En outre le manquement résulte de l'adoption du décret législatif du 19 novembre 1997, n 414/97, qui autorise le recours au gré à gré pour une période ultérieure de dix huit mois. Ce décret prévoit aussi que certaines activités informatiques (qui seront identifiées par un décret du Ministère du Trésor) sont réservées à l'Etat qui les exercera par la biais d'une société dont le capital sera entièrement détenu par l'Etat, même indirectement. La réponse des autorités italiennes à la lettre de mise en demeure transmise le 7 août 1997 n'était pas satisfaisante. 





 

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